Etabli à Cénac, en Dordogne, au pied de Domme, en plein pays du Périgord Noir et de la noix, Jacques Louge, ex-président de l'ARDIA (Association Régionale des Industries Alimentaires d'Aquitaine) conserve une véritable passion pour l'agroalimentaire. Nous l'évoquions dans un récent article, en même temps que son nouveau métier de consultant. Mais l'homme ne se contente pas de conseiller les entreprises de l'industrie alimentaire. Voisin de l'un des leaders de la production et de la commercialisation de cette noix du Périgord devenue AOC -Coop Cerno- et ayant trouvé dans les dépendances de l'ancienne demeure de Lucien de Maleville qu'il a magnifiquement restaurée les restes d'un vieux moulin à huile, il ne pouvait faire autrement que de remettre la main à la pâte. Il le fait sous l'angle peut-être le plus prometteur de la noix du Périgord:la relance de la production d'huile. Jadis importante dans le Sarladais, l'huilerie n'avait survécu qu'à travers quelques moulins se comptant sur les doigts d'une main. Jacques Louge, après avoir fait construire un matériel "pilote" d'extraction à froid à partir de cerneaux (le fruit de la noix) extras blancs, élabore dans son installation d'Aiguevive une huile qui offre des saveurs issues du goût naturel de la noix, et donc particulièrement indiquée pour ce qui est des préparations gastronomiques. De plus, cette huile "nouvelle" conserve parfaitement toutes ses qualités. Un atout important à l'heure où l'huile de noix en général est considérée comme réunissant des qualités exceptionnelles dans le domaine nutritionnel.