Trabal qui a son franc parler, après avoir avalé une gorgée de blanc
-C'est pas la crise pour tout le monde. Je vois que vous n'avez pas encore vendu votre Mercedès d'après ce que j'aperçois devant la porte!
Le dit économiste ne répond pas. Dufoin ajoute: ouais t'as raison! Y a qu'à voir aussi les bateaux à Arcachon et à Gruissan!
Trabal: ils viennent de dire à la télé quer les ventes d'articles de luxe n'ont jamais été aussi bonnes.Moi j'ai dit à Marinette de faire attention cette année!
Dufoin à Sairien: donc vous nous aviez pas dit que la crise nous guettait!
Sairien se crispe et hausse les épaules.
Dufoin: moi je me demande pourquoi la machine s'est soudain grippée. C'est bizarre. C'est quand même pas une bombe atomique qui nous est tombée dessus!
Trabal: en attendant notre Vroomsky a décidé d'aider les banques et pas les chômeurs. Vous croyez, vous ,que le Crédit Vert avait besoin de sous?
Dans un autre coin du bistrot, Antoine Dubois, charpentier, aux cheveux blancs, sort brusquement la tête de son journal.
-Et la confiance, bazar! Qui fera revenir la confiance? Il faudrait un homme ou une femme politique qui sache parler aux gens droit dans les yeux! A mon avis, il n'y avait aucune raison pour que la machine s'arrête aussi vite! Mais Vroomsky fait le cabri, et ,de l'autre côté ,Philomène et Léontine font les phénomènes.
-Enfin, moi je m'en fous lance Trabal. Je viens de faire racheter tous mes crédits par Illusis.
-Sairien qui sort de sa réserve:
-Vous voyez bien que le libéralisme économique est un système extraordinaire à condition de savoir s'en servir!