Bio d'Aquitaine vent debout suite à un remembrement dans les Pyrénées-Atlantiques


La construction de l'autoroute A65 Bordeaux-Pau semble avoir éliminé, du moins pour un temps, une exploitation en agriculture biologique . "Remembrement catastrophe, honte", s'exclame l'organisation régionale Bio d'Aquitaine qui a alerté sans succès le ministre de l'Agriculture.


Bio d'Aquitaine vent debout suite à un remembrement dans les Pyrénées-Atlantiques
Bio d'Aquitaine nous adresse un communiqué, évidemment sous son entière responsabilité, et étant entendu que "Paysud" est prêt à recevoir un point de vue différent:
"Bio d'Aquitaine et la Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France apportent leur soutien à (...) paysan bio des Pyrénées-Atlantiques dont un champ d’orge vient d’être détruit au Round Up par le bénéficiaire, conventionnel, de cette parcelle pour cause de remembrement. Alors que tous les recours n’avaient pas été épuisés, et malgré l'intervention de la FNAB hier auprès du Cabinet du Ministre de l’agriculture, la rapidité de l’action montre le peu de cas que l’on fait encore, dans certains milieux syndicaux, des objectifs en matière de production biologique sur le territoire, quand les intérêts de gros producteurs conventionnels sont en jeu.
L’agriculture biologique n’est pas une priorité pour tout le monde, et (...) vient d’en faire l’expérience. Dans le cadre des remembrements consécutifs au tracé de l’autoroute A 65, ce producteur bio, sur 32 ha, se voit déposséder d’une partie de ses terres. Parmi elles, 2 hectares bio semés en orge sont attribués à un producteur conventionnel (équivalent 240 ha), et responsable local de la FDSEA! Certes, (...) sera indemnisé, mais les parcelles restituées sont en conventionnel, difficilement exploitables, et il faudra 3 ans pour retrouver sur ces nouvelles terres le statut de bio. De plus, sa production d’orge était attendue par des éleveurs dans le cadre d’une contractualisation locale."
"Bio d'Aquitaine, alertée très tard s'est mobilisé et la FNAB a aussitôt demandé le soutien du Cabinet de Michel Barnier qu’elle a rencontré hier. Mais le producteur conventionnel a pris les devants, et avant d’avoir l’accord préfectoral, s’est imposé ce matin sur ces 2 hectares, désormais impropres à la culture bio pour longtemps. Nous allons désormais étudier quelles suites donner à cette « prise en force ».


Vendredi 10 Avril 2009

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