C'est une grande première, et on est étonné qu'elle n'ait pas eu lieu plus tôt. Alain Rousset a réuni à Bordeaux les représentants de toutes les collectivités qui disposent d'un pouvoir exécutif en Aquitaine, que ce soit dans le domaine des infrastructures, du développement durable, ou de la réponse au dérèglement climatique. A première vue une heureuse initiative qui vise à accorder les violons par-dessus les clivages politiques et les éventuelles lutte d'influence. Il y avait donc du monde à l'hôtel de région à Bordeaux pour cette première conférence des exécutifs, depuis Alain Juppé (bordeaux) à Martine Lignières-Cassou (Pau) en passant par Jean Dionis du Séjour (Agen) auxquels s'ajoutaient les autres représentants des cinq départements. Pour autant, soulignait Alain Rousset devant la presse (celle-ci est plus que jamais "debout" puisque curieusement la salle des conférences de presse a été supprimée au profit de bureaux...), "nous ne représentons pas un millefeuille mais un certain nombre d'acteurs publics". On le voit, l'opposition du Président de l'Aquitaine à la réforme territoriale n'était pas totalement absente, même si, comme il le soulignait également, la loi oblige à la tenue de ce genre de réunion.
Alain Rousset a expliqué que les grands projets en cours ou à venir qui concernent la région impliquent un examen commun des schémas et une mutualisation des efforts. Des évènements comme l'arrivée de l'autoroute A65, de la LGV avec le doublement du nombre des usagers de la gare de Bordeaux, vont créer une mobilité et une accessibilité nouvelles qui ne seront pas sans conséquences sur l'urbanisme et le foncier. L'une des premières idées de cette conférence est donc de mutualiser le dossier du foncier.