En commentant, à l'Institut Cervantès de Bordeaux la 23e édition du Festival Arte Flamenco de Mont-de-Marsan (4 au 9 juillet) Henri Emmanuelli, le président du conseil général des Landes, a comparé cette forme d'expression orale et musicale au jazz, les deux arts présentant à ses yeux la même histoire à travers l'expression de la souffrance. Il remarquait cependant que le flamenco ne bénéficie pas "encore" de la même "ampleur" dans le monde que le jazz. "Mais cela peut aller très vite". Le conseil général des Landes apporte en tout cas sa contribution à la promotion de ce chant de l'âme avec ce festival dont il est l'organisateur. Avec un souffle nouveau venu de l'UNESCO qui vient d'inscrire le flamenco sur la "Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité". "Les Landais peuvent s'en réjouir et le Département aussi, lui qui depuis plus de 20 ans, témoigne chaque été du foisonnement de cette culture". Né de la volonté d'un homme, le Festival de Mont-de-Marsan remet à l'honneur ce flamenco parfois boudé en Espagne, mais qui exprime pourtant la dureté de la vie pour certaines populations, pour certains territoires et ce, avec le renfort du "chant" du corps, en particulier féminin, que n'exprime pas la musique venue d'Amérique. Le flamenco peut aussi être source d'inspiration et de créativité. Prosper Mérimée et Georges Bizet n'y ont t-ils pas trouvé leur Carmen immortelle?