"J'avais prévenu que je n'assurerais pas un quatrième mandat!" rappelle Jacques Louge que nous rencontrons dans son bureau installé dans la magnifique et historique demeure qui fut habitée par le peintre Lucien de Maleville (descendant de Jacques de Maleville, l'un des rédacteurs du Code civil) au coeur du Périgord Noir. Toulousain d'origine, il s'est pris depuis une douzaine d'années de passion pour ces vieilles pierres, pour ce Périgord Noir dont il a assuré la présidence du "pays", et aussi pour sa noix. C'est dire qu'il s'est beaucoup investi, et qu'il a aussi beaucoup investi pour restaurer cette maison, reconstituer un ancien moulin à huile, créer une unité d'extraction à température ambiante de l'huile de noix, laquelle présente d'exceptionnelles qualités (mais nous y reviendrons dans quelques temps). Les chefs d'entreprise du secteur agroalimentaire d'Aquitaine, mais aussi quelques autres et non des moindres (il était administrateur de l'ANIA) connaissent bien Jacques Louge. Il fut PDG des Distilleries du Périgord (Sarlat), et il n'y pas si longtemps président de l'ARDIA Aquitaine (Association Régionale des Industries Alimentaires). Trois mandats à la tête de cette structure dont il est encore président d'honneur. Comme indiqué, il ne voulait pas d'un quatrième. Cependant Jacques Louge -au-delà d’une mission de conseillers du commerce extérieur français qui lui est confiée- n'avait pas l'intention de prendre sa retraite de l'agroalimentaire. C'était l'occasion de se tourner vers ce secteur prometteur de l'huile de noix, mais aussi de transmettre ses connaissances et son expérience aux autres entreprises, en particulier les nouvelles, et de les faire bénéficier de ses réseaux.