Le ras-le-bol des planteurs de tabac français


Les producteurs français estiment être victimes "d'un lynchage médiatique"


La Fédération des Producteurs de tabac de France communique:
"Les planteurs de tabac français sont excédés...
Ce secteur agricole regroupe plus d'un millier de petites et moyennes exploitations sur 35 départements et emploie en direct plus de 6 000 personnes, constituant un pôle de stabilité économique indiscutable dans les zones rurales les plus difficiles de l'Hexagone.
Cela ne l'a pas empêché de subir, tour à tour, la perte des soutiens communautaires accordés à tout le reste de l'agriculture et des règlementations fiscales et sanitaires drastiques, avec comme dernier avatar l'instauration du paquet générique qui conduit, d'ores et déjà, au désengagement du groupe Imperial Seita du marché du tabac brut français, à défaut de faire la preuve de son efficacité sur la santé de nos concitoyens.
"Malgré cela, la tabaculture française multiplie les efforts pour rester compétitive. S'appuyant sur une qualité et un savoir faire des producteurs reconnus, elle a cherché avec succès de nouveaux marchés via des niches comme le « tabac bio », le tabac à shisha ou les produits de terroir du Sud-Ouest, eux-mêmes mis à mal par la standardisation des emballages, au moment où toute l'agriculture cherche désespérément à valoriser le « local » et les appellations d'origine...
"Et comment ces efforts sont-ils payés en retour ? Par un lynchage médiatique en règle : dans une interview au "Parisien" (16 février),le Ministre des Finances associe aux excès du lobbying, entre séjours sous les tropiques et « pots de vin », les... cultivateurs de tabac ! Ses propos ont été instantanément repris par le « 20 heures » de "France 2"
Selon Rémy Losser, président de France Tabac, « la coupe est pleine pour ces hommes et ces femmes qui aiment leur métier et leurs terroirs, ne songent qu'à vivre dignement de leur travail, à nourrir leurs familles et leurs salariés et valoriser tant bien que mal leur territoire ». N'oublions pas que le tabac représente souvent la dernière opportunité pour leurs exploitations et l'emploi rural, en pleine crise du lait, de la viande bovine, porcine, et maintenant du « gras », comme l'illustrent les mouvements de désespoir actuels.
Etre sans arrêt sous le feu des projecteurs pour les sujets polémiques et laissés dans l'ombre pour la reconnaissance sociale et économique ne durera qu'un temps pour des hommes et des femmes qui luttent aujourd'hui pour leur survie."..

Mercredi 17 Février 2016

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