L'enjeu de ce scrutin n'est pas toutefois demeuré entièrement local. Le citoyen votant a exprimé des rancoeurs, peut-être en premier lieu contre un style de politique, ou de présidence, ce qui l'a conduit à se tourner plus à gauche, ou plus à droite. Sa revanche face aux mécontentements imputables au chômage, ou aux salaires de misère. Ce n'est pas le hasard si le parti de droite chasse dans les zones populaires. Comment joindre les deux bouts avec un SMIC si faible, et parfois même pas atteint? Pour d'autres ce sont les retraites non revalorisées, la vie chère, le prix des carburants qui mine les budgets des habitants de l'espace rural, ce qui ne préoccupe guère Mme Lagarde.
France et Français -Pour d'autres encore, c'est le problème de l'immigration non contrôlée, une France dont la population change, la tristesse d'une France qui s'en va. Telles sont donc les autres mâchoires du piège. Tant va la cruche à l'eau qu'elle se casse. On a pas voulu aborder, et même parler de sujets considérés comme tabous, tels l'avenir de notre pays, l'euro et ses conséquences, les salaires, le logement, l'Europe, la mondialisation, la Chine, etc.etc.. Maintenant , après l'étouffoir, il ne faudrait pas qu'un écartèlement politique conduise la France à s'offrir, en plus de celle avec la Libye, le luxe d'une guerre intérieure de partis. Les missions des Rafale et du Charles de Gaulle nous coûteront assez cher. Le rassemblement serait de toute évidence plus utile.