Le projet de loi de modernisation de l'agriculture du gouvernement est en ce moment e grand sujet de préoccupation des représentants des agriculteurs. Il était à l'ordre du jour de la dernière session de la chambre d'agriculture de la Gironde, et il sera aussi à l'affiche du congrès de la FDSEA de ce département. Avec le même intervenant "vedette", le sénateur UMP de la Gironde Gérard César, vice-président de la Commission des Affaires Economiques du Sénat, et désigné rapporteur de la Loi. Gérard César qui a dernièrement retrouvé son siège au Palais du Luxembourg au nez et à la barbe de certains de ses "amis" grâce au monde paysan girondin, se livre dans la bonne humeur à l'exercice du décryptage du texte en compagnie des responsables agricoles locaux. La Gironde viticole, jusque là assez peu concernée par les lois se rapportant à l'agriculture -elles se succèdent au rythme des changements de majorités- l'est cette fois, comme toutes les zones viticoles, un peu plus. Cela parce qu'elle comporte un chapitre sur les interprofessions. A Bordeaux, qui dit interprofession dit CIVB (Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux)... Le projet affiche incontestablement une certaine ambition en attribuant à ces structures partenariales un rôle déterminant en matière de contractualisation entre producteurs et négociants, et même de fixation des prix. En gros, on leur rendrait ce que Bruxelles et les règles libéralistes du droit de la concurrence leur ont enlevé! Nous nous souvenons quant à nous des chaudes soirées du BIP (Pruneau d'Agen) ou du BNIA (Armagnac) qui, avant la "belle époque" dérégulée devaient arrêter les prix! Mais on finissait par y arriver. L'histoire, a dit quelqu'un ,est un éternel recommencement, mais passons...