Lorsque on l' écoute en concert, ou à travers ses enregistrements, on a l'impression que les montagnes aux lignes encore douces de son pays natal dessinant le ciel sont derrière sa voix. Elle monte en effet, et sonne clair comme si elle partait à l'assaut du mont Mont Baygoura qui l'a vu naître, et à qui il rend hommage dans une chanson. Michel Etcheverry naquit, comme tout le monde "en pleurant", et non pas en chantant comme il le dit dans l'interview vidéo ci-dessous , mais le Ciel l'avait tout de même doté d'une voix, et d'un talent qu'il commença à exercer dès l'âge de 10 ans dans les églises basques. On chante beaucoup dans nos églises rappelle-t-il au passage. La foi, une foi qui persiste d'ailleurs de nos jours- ce dont on ne peut que se réjouir- est aussi une caractéristique de ce pays, et c'est sans doute elle qui renforce l'inspiration. En tout cas, Michel Etcheverry, fut dès son plus jeune âge appelé par le chant, alors qu'un frère -aujourd'hui disparu- l'était par la religion, et un autre par l'élevage bovin. C'est dire que l'enfant d'Hélette, est un artiste qui a des racines, et des racines qu'il n'a jamais reniées en dépit d'un succès qui dure depuis une trentaine d'années, et qui le promène, d'un concert à l'autre, dans le sud-ouest et au-delà. Partout on l'applaudit sans se lasser, et on apprécie sa simplicité, sa gentillesse , sa sensibilité qu'expriment des yeux bleus qui font rêver les dames.