A la campagne, et en campagne ? En tout cas sur le chemin de la reconquête d’une opinion, agricole ou non, qui s’est détournée de lui à l’occasion des élections régionales, et qui, maintenant redoute les serrements de ceinture promis par les retombées de l’euro-mondialisation…. C’est un Nicolas Sarkozy très déterminé et au langage parfois en forme de coup de serpe, qu’ont découvert élus et responsables professionnels en Lot-et-Garonne du côté de Marmande. Le successeur de Jacques Chirac ne s’est pas gêné pour tacler ce dernier sans le nommer , et peut-être viser de Villepin. « On allait –mais c’était aussi avec la complicité du milieu- dans les fermes, on passait des heures au salon à flatter les croupes de vaches, on serrait des mains et on s’en allait.. » Une façon de dire que lui, qui visite le salon de l’agriculture en baisser de rideau, ne pratique pas la flagornerie, mais qu’il agit. Après cette visite éclair au pays de la tomate et de la fraise, les responsables de la Coordination rurale de Lot-et-Garonne, Sylvie Girard et Serge Bousquet-Cassagne ne sont pas loin de lui reconnaître cette efficacité, et ils se montrent en tout cas forts satisfaits de ses paroles . Le bouillant syndicaliste lot-et-garonnais concède tout de même « qu’il reste lucide », mais il considère comme une victoire du syndicat qui a marginalisé la FNSEA dans ce département, la venue de Nicolas Sarkozy quelques jours après l’accord intervenu avec la grande distribution sur la moralisation des marges en matière de fruits et légumes.