L'ouverture de l'opéra aux nouveaux publics, bien que réelle, paraissait quelque peu passer au second plan au Grand Théâtre de Bordeaux à l'occasion de la conférence de presse de présentation de la saison 2009-2010 qui était le prolongement de l'inauguration du somptueux "Grand Foyer" Gérard Boireau qui offre maintenant son visage définitif. Il est vrai que ce magnifique salon aux colonnes de style corinthien revêtues d'or , le brillant des lustres vénitiens, les magnifiques décors du plafond portent plus au souvenir des fêtes impériales, qu'à la situation des quartiers populaires. Mais cela eut été un crime de ne pas restaurer, et de ne pas sauver ce palais. On l'a fait, mais cela a coûté cher. Alain Juppé l'a souligné en citant les chiffres: une dépense de 2,8 millions d'euros, dont 1,6 à la charge de la ville de Bordeaux. Et sans la contribution de généreux mécènes tels que Total et la Fondation Clarence Dillon -représentés pour l'occasion par la duchesse de Mouchy et le prince Robert de Luxembourg- le financement nécessaire n'eut pu être trouvé. L'immense salon qui est capable d'accueillir 750 personnes peut être utilisé par les petites formations musicales, en particulier les quatuors.
En tout cas l'opéra continue de gagner du terrain à Bordeaux avec 8000 spectateurs lors de la dernière saison , et une progression de 8% du nombre des abonnés. Dominique Ducassou, adjoint chargé de la politique culturelle, a souligné "le succès d'une saison saluée par la presse", en partiiculier à travers "Le Tour d'Ecrou" de Dominique Pitoiset, et le récent Tannhäuser. D'autre part, la convention d'opéra national de Bordeaux est reconduite avec son extension aquitaine.