Les croyants peuvent d'ailleurs effectuer leur prière dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste toute proche, laquelle est classée monument historique, et inscrite au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco, et dont la flèche ,haute de 83 mètres, préside à cette manifestation populaire. La petite région dispose en effet d'une race bovine à la robe "souris" qui offre des qualités exceptionnelles en matière de rusticité et de saveur de viande, mais qui souffre de trop faibles effectifs. De plus, le vieillissement des éleveurs locaux, le peu d'intérêt pour l'élevage des jeunes, et les incidences de la future politique agricole commune, font craindre pour l'avenir. Mais, ce jeudi, le ciel dévoilait du bleu entre les nuages, et la priorité allait à l'instant présent, c'est-à-dire à la fête.
La tradition des Bœufs gras puise ses origines à une époque où Bazas était l’une des première cités d’Aquitaine et la capitale prospère des « petites landes ». C'était en 1283, et à cette époque Edouard 1er , roi d’Angleterre régnait sur l’Aquitaine. Dans le cadre du partage des pouvoirs avec l’évêque , le Duc décrèta que chaque année, le 24 juin, à l’occasion de la Saint-Jean, les bouchers de Bazas, devraient offrir au clergé un taureau. En compensation, les bouchers se voyaient octroyer alors le privilège de promener leurs boeufs dans les rues de la ville pour le Jeudi gras , invitant les populations locales à se réjouir et à festoyer.
Ainsi est née la « Fête des Bœufs Gras » que Bazas et la petite région perpétuent.