Plus de trois millions de chômeurs catégorie A à la fin du mois d'août, plus de 4 millions de personnes (trois catégories réunies ) inscrites au Pôle Emploi. Le chômage a augmenté de 0,8% en août par rapport au mois de juillet, et de 9,2% sur un an. Les statistiques régionales illustrent malheureusement une situation qui devient particulièrement préoccupante. Le constat officiel indique en effet
"Entre fin août 2011 et fin août 2012, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A augmente dans les vingt-deux régions de France métropolitaine (entre +5,5 % en Corse et +19,6 % en Champagne-Ardenne). La hausse est de 5,8 % dans les départements d’Outre-Mer. Sur la même période, le nombre de jeunes de moins de 25 ans inscrits en catégorie A augmente également dans les vingt-deux régions de France métropolitaine (entre +3,2 % en Corse et +25,8 % en Champagne-Ardenne)....
Pour François Hollande et ses ministres, toute cela n'est que l'héritage du pouvoir précédent, et ils promettent une inversion de la courbe en 2013. Commentaire qui ressemble à une dérobade. Mais un autre pouvoir en eut fait de même. Le fond du problème est que la France est, et s'apprête à rentrer un peu plus, dans moteur européen grippé, et que le sien propre va être bridé par le fameux pacte budgétaire -dont François Hollande n'a pas obtenu de modification- et que la droite parlementaire s'apprête à voter. Le pouvoir socialiste a fait ainsi le choix prioritaire de s'imposer la règle des 3% de déficit budgétaire et d'alourdir la fiscalité. Comme toujours l'économie anticipe en matière d'activité et d'emploi.
"Entre fin août 2011 et fin août 2012, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A augmente dans les vingt-deux régions de France métropolitaine (entre +5,5 % en Corse et +19,6 % en Champagne-Ardenne). La hausse est de 5,8 % dans les départements d’Outre-Mer. Sur la même période, le nombre de jeunes de moins de 25 ans inscrits en catégorie A augmente également dans les vingt-deux régions de France métropolitaine (entre +3,2 % en Corse et +25,8 % en Champagne-Ardenne)....
Pour François Hollande et ses ministres, toute cela n'est que l'héritage du pouvoir précédent, et ils promettent une inversion de la courbe en 2013. Commentaire qui ressemble à une dérobade. Mais un autre pouvoir en eut fait de même. Le fond du problème est que la France est, et s'apprête à rentrer un peu plus, dans moteur européen grippé, et que le sien propre va être bridé par le fameux pacte budgétaire -dont François Hollande n'a pas obtenu de modification- et que la droite parlementaire s'apprête à voter. Le pouvoir socialiste a fait ainsi le choix prioritaire de s'imposer la règle des 3% de déficit budgétaire et d'alourdir la fiscalité. Comme toujours l'économie anticipe en matière d'activité et d'emploi.
Le feu à la maison...
Des économistes éminents estiment que ce verrouillage continuera à peser sur la demande et donc sur l'emploi.
Autre point : si les choix écologiques sont incontournables à long terme, ils ne répondent pas nécessairement à la situation d'urgence actuelle. Encourager la voiture électrique est sans doute une bonne action, mais ne suffit pas à gommer la crise actuelle du secteur. Au niveau national on récolte aussi ce que l'on a semé depuis longtemps:critique de l'automobile , hausse des péages, multiplication des radars....Ces derniers rapportent gros à l'Etat, mais ruinent l'automobiliste tandis que l'éducation des conducteurs est négligée. On parle maintenant d'interdire les moteurs Diesel. On encourage le vélo (fabriqué bien souvent en Chine).. Les Français ont de multiples bonnes raison de se hâter lentement pour changer de voiture.
Le gouvernement a également choisi de soutenir ce qui n' a pas d'implication immédiate sur l'économie comme l'Education Nationale, et d'embaucher des milliers de professeurs. Une option qui se comprend. Mais lorsque le feu est à la maison il n'est plus temps de former des pompiers. Des emplois d'avenir sont en préparation au profit des jeunes, mais il s'agit d'emplois coûteux pour l'Etat et qui seront réservés au secteur non marchand .On ne s'est pas intéressé d'entrée à encourager les patrons, mais à les super- imposer. On ne s'est pas attelé à la question du coût du travail, à la flexibilité de celui-ci (c'est prévu maintenant toutefois). Malheureusement la mondialisation conduit à tirer les conditions de l'emploi vers le bas.
Tout ceci se passe dans une Union Européenne en crise économique. Sur ce plan on ne peut que s'étonner que personne, ou presque, n'affirme des idées de profondes réformes européennes, si ce n'est pour lier un peu plus les pieds et les poings des Etats.
GILBERT GARROUTY
Autre point : si les choix écologiques sont incontournables à long terme, ils ne répondent pas nécessairement à la situation d'urgence actuelle. Encourager la voiture électrique est sans doute une bonne action, mais ne suffit pas à gommer la crise actuelle du secteur. Au niveau national on récolte aussi ce que l'on a semé depuis longtemps:critique de l'automobile , hausse des péages, multiplication des radars....Ces derniers rapportent gros à l'Etat, mais ruinent l'automobiliste tandis que l'éducation des conducteurs est négligée. On parle maintenant d'interdire les moteurs Diesel. On encourage le vélo (fabriqué bien souvent en Chine).. Les Français ont de multiples bonnes raison de se hâter lentement pour changer de voiture.
Le gouvernement a également choisi de soutenir ce qui n' a pas d'implication immédiate sur l'économie comme l'Education Nationale, et d'embaucher des milliers de professeurs. Une option qui se comprend. Mais lorsque le feu est à la maison il n'est plus temps de former des pompiers. Des emplois d'avenir sont en préparation au profit des jeunes, mais il s'agit d'emplois coûteux pour l'Etat et qui seront réservés au secteur non marchand .On ne s'est pas intéressé d'entrée à encourager les patrons, mais à les super- imposer. On ne s'est pas attelé à la question du coût du travail, à la flexibilité de celui-ci (c'est prévu maintenant toutefois). Malheureusement la mondialisation conduit à tirer les conditions de l'emploi vers le bas.
Tout ceci se passe dans une Union Européenne en crise économique. Sur ce plan on ne peut que s'étonner que personne, ou presque, n'affirme des idées de profondes réformes européennes, si ce n'est pour lier un peu plus les pieds et les poings des Etats.
GILBERT GARROUTY

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