Le fonctionnement actuel de l'Europe ne comble pas de joie les députés européens, en particulier Alain Lamassoure ( Parti Populaire Européen), président de la commission des Budgets du Parlement européen. Celui-ci est en effet apparu assez désabusé et critique au cours d'un débat qui se déroulait au Club de la Presse de Bordeaux, et auquel participaient également Françoise Castex (Alliance Pogressiste des Socialistes et Démocrates) et Catherine Grèze (Groupe des Verts-Alliance Libre Européenne). Ces deux élues n'ont pas manifesté de plus grande satisfaction, en particulier quant à la solution de secours à la Grèce, et, en dépit de camps politiques différents, les trois députés on paru ce rejoindre sur deux points essentiels: regretter que l'aide à la Grèce intervienne par le canal d'une coopération entre Etats et non par les moyens de l'UE, et plaider pour une augmentation du budget européen reposant sur la création d'une fiscalité directe . Sur le premier point Alain Lamassoure s'est étonné que personne n'ait relevé que depuis le traité de Lisbonne l'UE a les moyens d'aider un pays, et qu'elle l'a d'ailleurs fait pour les nouveaux venus que sont la Lettonie, la Roumanie ,et la Hongrie. Le président de la commission budgétaire trouve que l'aide à la Grèce intervient tardivement, et qu'elle découle d'une concertation entre les Etats, et non pas de l'Europe elle-même. Il s'étonne que dans cette affaire "il n'y ait pas de pilote dans l'avion et que personne ne veuille prendre les manettes"