Il y aura de toute évidence beaucoup de choses à l'affiche, à Sarlat ,pour une saison dont le lever de rideau aura lieu en même temps que la fête de la musique, le 19 juin de l'année prochaine. Mais l'initiative qui nous paraît la plus à souligner, et qui sera doublement à mettre à l'actif de Jean-Paul Tribout -puisqu'il semble vouloir en assumer la mise en scène- est la réédition de la célèbre pièce (1920) de Jules Romains, "Donogoo-Tonka ou les miracles de la science" qualifiée de "conte cinématographique". Le plus bel exemple de mystification collective exprimé avec le talent que l'on connait à l'auteur de "Knock "et des "Copains." Dans le contexte politico-financier actuel, avec l'écroulement des promesses de la politique et du libre échange économique, Donogoo-Tonka peut faire au beau tabac dans une mise scène au goût du jour. Ce rendez-vous qui est cependant encore en pointillé ne sera pas à manquer l'été prochain.
Festival excédentaire, disions-nous. Avec 8000 spectateurs l'an passé et un taux de remplissage de plus de 80%, le bénéfice annoncé est out de même de plus de 11 000 euros. Comme quoi on peut faire de la culture sans ruiner le contribuable.
Jean-Paul Tribout entend mettre à l'affiche un programme alliant les valeurs reconnues à la création. Sont annoncés, "Antigone" de Sophocle, "Les Justes" de Camus, les "Jeux de l'Amour et du Hasard" de Marivaux, une comédie musicale , et d'autres pièces dans le cadre du spectacle de rue. L'intérêt des spectateurs se portera également du côté de la Place de la Liberté, là où à démarré le Festival de la capitale de la truffe et du foie gras, Place de la Liberté ,avec un spectacle autour de Maria Callas, dont la vedette sera... Marie Laforêt.