Nicolas Sarkozy, bien entouré par une protection rapprochée policière, et par les jeunes fans de l'UMP d'Ile-de-France, a réussi à inaugurer sans dérapage, ou incident marquant le 46e salon de l'agriculture, à Paris Porte de Versailles. Un parcours au pas de course selon ce qui nous est rapporté, et ce, dans une attitude de quasi-jeûne alimentaire digne d'un régime de star. Rien à voir avec les dégustations voraces de son prédécesseur Jacques Chirac, qui a toujours été comme le poisson dans l'eau au Salon de l'Agriculture, et qui écoulait facilement une demi journée auprès des vaches, surtout celles qui arborent la robe rousse limousine. Mais à chacun son style, et ne dit-on pas que seul le résultat compte. Or, en matière agricole, comme sans doute pour le reste, il n'est sans doute plus possible de faire grand chose tant nous sommes pris dans deux carcans, l'un européen et l'autre mondial. Mais l'important en politique c'est de laisser croire que c'est possible. C'est ainsi que, quelques jours avant, le président s'en est allé dans une ferme du Maine-et-Loire présenter sa politique agricole. Surtout des grands principes et des généralités, mais l'annonce d'une loi de modernisation agricole a surpris tout le monde. Une de plus puisque chaque gouvernement, chaque ministre de l'agriculture ou presque, croit devoir ainsi marquer son passage. "Ce serait déjà bien d'appliquer celle de 2006" a ironisé un membre du bureau de la FNSEA. Peut-être le numéro un du syndicat majoritaire, Jean-Michel Lemétayer, a-t-il été moins étonné que ce numéro deux! JML n'a-t-il pas été, en effet, sollicité pour figurer sur la liste de l'UMP aux prochaines élections européennes. Il a toutefois décliné l'invitation.