Evento, quel drôle de nom. Cela vous bruisse dans la tête comme une tempête automnale, à moins que le mot vous fasse songer à quelque secret éventé, ou encore à un film de David Lynch. En tout cas Bordeaux s'est mise à l'heure de la résonnance ibérique, ou latine, des mots ce qui surprend quelque peu de la part d'une cité qui, historiquement , à plutôt regardé vers un grand large allant jusqu'à la Grande-Bretagne. Pourtant les grandes lettres majuscules de la Respublica surmonteront les hauts silos pain de sucre de la rive droite. Ainsi se dévoile , au nom de la culture, cette déferlante d'art contemporain qui doit se répandre dans les quartiers de la capitale de l'Aquitaine jusqu'au 18 octobre, et réjouir, instruire les Bordelais, leur faire apprécier les oeuvres diverses des artistes du moment., voire les tirer de leur ronron trop classique. Quelqu'un a dit que la culture est ce qui reste. On pourrait aussi considérer que c'est apprécier le beau. Et c'est vrai que la passerelle de bois de tempête de Tadashi Kawamata est belle. A la limite elle pourrait aussi être utile en nous évitant d'aller jusqu'au feu rouge pour traverser le boulevard, ce qui amortirait quelque peu la dépense. A! oui! c'est vrai, il y a une dépense! De l'ordre de 4 millions d'euros. Ce serait dommage et incompréhensible quà ce prix là on ait rien de beau. Les deux dames "bcbg " qui , l'autre jour, entre un panneau publicitaire et la façade du Grand théâtre aux colonnes bariolées, criaient à la honte et au scandale n'en étaient pas convaincues. Sans doute des cas isolés, si on en croit le perçu des Bordelais que l'on veut faire percevoir.
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