Que le vélo contribue à la réduction de l'effet de serre, cela est certain. Qu'il soit bon pour la santé c'est probable. L'activité bicyclette est aussi utile pour l'économie. Mais qui se préoccupe de l'industrie du vélo?
.L'INSEE souligne que la croissance du marché est régulière depuis 2007. "Elle est soutenue notamment par l’envolée du prix du pétrole et la mise en place de vélos de location dans les grandes villes. La France est au quatrième rang mondial pour l’achat de vélos par habitant (5,7 pour 100 habitants) après le Japon, les Pays-Bas et les États-Unis, mais devant la Chine et l’Inde". 1,32 million d’unités fabriquées en 2007. L'INSEE constatait, toujours pour cette année 2007, que " les constructeurs ont livré 1.130.000 vélos dont 80 % sur le marché intérieur et 20 % à l‘exportation., et que "1,8 million d’unités ont été importées".
Plus récemment le Conseil National des Professionnels du Cycle indiquait: "Des progressions soutenues sont constatées dans les ventes de toutes les familles de produits et plus particulièrement dans celles des vélos pliants (+31%), des vélos à,assistance électrique (+17%), des BMX (+11%) des VTT (+8%), des vélos enfants (+5.5%)."
Mais cet engouement pour le cyclisme qui n'a d'égal que sa promotion- fait le jeu des concurrents des fabricants européens qui se trouvent dans les pays émergents, en particulier en Chine. En juillet le Conseil National du Cycle s' inquiétait particulièrement, craignant la suppression des taxes européennes anti-dumping: "LA GRANDE BOUCLE ( Le Tour de France) VA-T-ELLE ROULER POUR L’INDUSTRIE CHINOISE DU CYCLE EN 2012?".
Et d'écrire: "L’existence de ces marques prestigieuses (le communiqué en cite la liste) est cependant suspendue à une décision politique des instances communautaires. En effet, le cadre législatif protégeant l’industrie communautaire de la concurrence déloyale effectuée par les fournisseurs chinois menace d’être levé. Si une telle décision était prise, les conséquences pour l’industrie européenne du cycle seraient extrêmement graves et conduiraient vraisemblablement, comme ce fût le cas pour les Etats-Unis à la fin des années 90, à la disparition totale de l’industrie communautaire du vélo au profit de la Chine. Ainsi, 100.000 emplois « verts » seraient supprimés en Europe, 250 usines de vélos et plus de 300 usines de composants, principalement des PME, impliquées dans la fabrication de bicyclettes en UE, disparaitraient. L’importation de 13 millions de vélos chinois se traduirait par l’émission de plus de 500.000 tonnes de C02".
La taxation a l'importation été reconduite, mais seulement pour trois ans. Comme on l'a vu, les vélos chinois et autres, entrent tout de même, et un point d'interrogation persiste. Idée idiote: ne pourrait-on pas essayer de trouver des solutions pour dynamiser, protéger, et non recycler, l'industrie du vélo en France et en Europe?
G.G.