Copenhague comme l’avènement d’un nouvel espoir ? En réalité, pas vraiment. Car outre quelques engagements pris avant le début du sommet (l’Union Européenne s’engage sur une diminution de 20 % de GES d’ici à 2020 par rapport à 1990 et les Etats-Unis à une réduction de 17 % d’ici 2020 par rapport à 2005), beaucoup crient au scandale quant au déséquilibre dans la répartition des efforts. Et déjà, une nouvelle séparation des blocs émerge, entre d’un côté les pays du Nord, incapables de maîtriser leurs émissions, et de l’autre les Pays du Sud, qui réclament des pays développés des objectifs de réduction plus ambitieux ainsi que des aides financières et un meilleur accès aux technologies vertes. A l’instar des nouveaux pays émergents comme l’Inde, qui assure qu'elle ne signera pas un accord contraignant sur des objectifs de réduction des émissions. Ou encore de l’Afrique du Sud, du Brésil et de la Chine (premier pollueur mondial, devant les Etats-Unis) qui ont déjà rejeté l’idée de fixer un pic d'émissions d'ici à 2020. Sans compter qu’au milieu se glissent les pays pétroliers et gaziers, comme la Russie, qui freinent les négociations et réclament un statut particulier.
C’est dire si le 18 décembre un traité semble difficilement envisageable. Mais un accord politique permettant de déboucher, l'an prochain, sur un véritable traité, est possible.