Il y a maintenant plus d'un an que la crise du lait secoue les campagnes. Mais ce vendredi les remous ont soulevé un peu plus le couvercle de la "marmite".. La grève du lait est décrétée en France, mais fait nouveau, également dans les 17 pays européens membres de l'Euopean Milk Board (EMB). Dans notre pays et dans le sud-ouest, l'action décrétée par les organisations en marge de la FNSEA (APLI, Association des Producteurs de Lait Indépendants, Coordination Rurale, Confédération Paysanne, MODEF), place le syndicat majoritaire et sa branche lait -la FNPL- dans une position délicate. Cela d'autant plus que le malaise est profond dans les cours de fermes laitières. Une conférence de presse qui s'est tenue en Lot-et-Garonne en présence de plusieurs responsables, a confirmé l'entrée dans le mouvement de ce département, comme ceux de l'Ouest et du Nord. Les litrages non livrés seront comptabilisés. Le mouvement se place également sous le signe de la modernité au plan national avec un site internet explicatif et déjà une vidéo. L'intention affirmée est celle d'un acte volontaire, respectant les biens de chacun et de l'environnement". Les producteurs se disent aussi prêts à donner leur lait aux consommateurs. Grève ou pas grève, les vaches sont à traire. Reste que dans une lettre ouverte aux producteurs, Jean-Michel Lemétayer (FNSEA), Henri Brichart (FNPL) et William Villeneuve (Jeunes Agriculteurs) prennent position contre cette grève du lait. "Qui peut croire à la chimère des 400 euros les 1 000 litres?" interrogent-ils. La question est donc de savoir si la masse des producteurs va rejoindre le mouvement. Les prix annoncés dans le cadre d'un accord interprofessionnel,de l'ordre de 270€ la tonne -alors que les prix de revient seraient 100€ au-dessus- pourraient les y inciter.