La programmation par "Canal Plus Antilles", vendredi dernier, d'un reportage intitulé "les békés, les derniers maîtres de la Martinique" semble avoir quelque peu envenimé les choses sur le terrain. Des pressions ont eu lieu en Guadeloupe pour que ce documentaire n'y soit pas vu, et il semble que sa diffusion y ait subi des coupures, ou des interruptions. Le président du "Mouvement pour la réparation, " Garcin Malsa "avait mis en garde le pouvoir français face aux pressions de la caste béké". Quoi qu'il en soit ,les magasins ont fermé en Martinique, et les postes d'essence sont à sec. Les manifestants réclament une hausse des salaires de 300 euros, soit 100 de plus que les Guadeloupéens. En Guadeloupe, les stations se sont remises à fonctionner, mais sans doute pour peu de temps puisque l'unique dépôt de carburant, celui de la Sara, filiale de Total, est bloqué. L'information dans l'Ile circule mal, les personnels de RFO Guadeloupe n'assurant qu'un service minimum. Les super-marchés ouvrent quelque peu, mais sont vite contraints de baisser leurs rideaux. Quant aux touristes, ils ont fui depuis longtemps, ce qui ne peut qu'alourdir le bilan économique de la grève. Les négociations entre le LKP, les collectivités et Yves Jego se poursuivaient en fin de journée, mais il est à se demander si les avancées sont susceptibles de mettre un terme à la crise. Lorsqu'il y en a, elles sont sanctionnées par de nouvelles actions. Le LKP poursuivait samedi soir la mobilisation à Pointe-à-Pitre avec un meeting festif sous le signe du rap et du zouk....