Hausse "historique" du revenu agricole en 2012 grâce aux céréales



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La Commission des comptes de l’agriculture de la Nation qui s’est réunie le 12 décembre 2012 pour examiner la situation prévisionnelle du revenu des exploitations agricoles en 2012, a constaté une hausse "historique" de celui-ci, mais toutefois variable, et parfois peu sensible dans certains secteurs de production. Le ministère de l'Agriculture constate avec le service statistique Agreste:
"Le résultat courant avant impôts des exploitations agricoles s’améliore (+4%) et atteindrait en moyenne 36 500 euros par actif en 2012, soit son plus haut niveau historique. Ce chiffre moyen est fortement à la hausse en raison des résultats exceptionnellement élevé des exploitations de grandes cultures qui sont en augmentation pour la troisième année consécutive.
La conjoncture des prix de nombreux produits agricoles a été bien orientée, c’est en particulier le cas pour :
-les céréales et oléo-prétéagineux qui ont suivi la forte hausse des cours mondiaux ;
-le maraichage ;
-l’arboriculture, avec des situations diverses selon les productions et les régions en raison notamment des aléas climatiques ;
-l’élevage hors-sol (avicole et porcin) ;
Néanmoins, d’autres secteurs sont confrontés à un repli, il s’agit là de :
-l’élevage bovin laitier et à viande, ainsi que de l’élevage ovin confrontés à la hausse du prix des aliments ;
-la viticulture, en raison d’une récolte faible en 2012.
Il est à noter que, globalement, l’évolution du revenu agricole en France est supérieure à la moyenne européenne.
Stéphane LE FOLL a pris acte de cette évolution et des disparités historiquement marquées entre filières : « Ces résultats me confortent dans l’idée que la répartition des crédits de la PAC doit être rééquilibrée en faveur des filières d’élevage. Ils soulignent la nécessité de mettre en place des dispositifs de lissage de la volatilité des cours des matières premières . »

Viande:un signal d'alarme selon Guy Vasseur (APCA)

L'APCA (Chambres d'agriculture) souligne de son côté qu' en élevage bovins viande et ovins, les hausses des prix ne compensent pas les baisses des volumes, ni l’augmentation des charges en alimentation animale. L’impossibilité pour les producteurs de répercuter leurs coûts de production vers l’aval maintient des niveaux de prix et donc de revenus structurellement bas. Pour le président national des chambres d'agriculture Guy Vasseur -qui est en Gironde ce vendredi- "la baisse de 6 % des volumes en viande bovine est un véritable signal d’alarme. Elle aura des impacts sur l’emploi et la vie dans les territoires et menace la diversité de nos agricultures. Nous sommes confrontés à un contexte économique qui creuse les écarts de revenus entre agriculteurs et entre filières. Les décisions européennes et françaises à venir devront répondre à cet enjeu, en confortant la diversité de nos filières et en créant des synergies plus fortes entre elles. A titre d’exemple, un plan protéines s’inscrit pleinement dans une telle démarche" a t-il déclaré.
Jeudi 13 Décembre 2012

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