Lorsque le temps se gâte, que les dangers menacent on se renferme dans sa maison. C'est un peu ce qui se passe actuellement pour la France, une France non pas menacée par les Anglais mais dans le collimateur des loups de la finance, lesquels semblent la conduire pieds et poings liés devant le tribunal financier européen... Certes, pas de lien direct avec ce qui va se passer en 2012 à Orléans, mais il n'empêche que les fêtes qui doivent marquer le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc- étendues pour la première fois sur toute l'année- auront , pour ces raisons, une résonance particulière. En 1412, on se préoccupait moins d'économie, mais c'était quand même a France qui devait relever la tête face à l'occupant Drôle de retournement de l'Histoire: celle qui fut l'ennemie donne aujourd'hui à sa voisine une leçon d'indépendance...
Bref, laissons de côté le contexte contemporain pour voir ce que sera la mise en scène orléanaise. "La ville garde gravés à jamais les actes de bravoure que Jeanne d’Arc accomplit en 1429 pour libérer la ville et l’immense élan d’espoir qu’elle initia pour redonner vie à la France" affirme la mairie d'Orléans. Après avoir rappelé les péripéties de bravoure qui aboutirent à la levée du siège d'Orléans et au départ des Anglais, les organisateurs soulignent " Jeanne est pour tous celle par qui la victoire est désormais possible : son action à Orléans a remonté le moral de l’armée française. Cette armée, galvanisée, écrase l’armée anglaise à Patay (18 juin 1429), ce qui ouvre le chemin jusqu’à Reims. Le sacre du roi, le 17 juillet 1429, en présence de Jeanne, confirme aux yeux de tous la légitimité de Charles VII. Désormais, les villes qui étaient réticentes à se soumettre à son autorité lui envoient des ambassadeurs pour le reconnaître comme roi."