Ce soir-là Puccini, Verdi, Bizet, Massenet, Wagner sont à l'honneur. C'est surtout avec ce dernier compositeur que le frisson passe et vous coupe la respiration. Il est Lohengrin, c'est son rôle. Rien qu'avec un air, on imagine tout l'ouvrage avec la même fascination pour ce personnage. Heureux sont ceux qui vont pouvoir l'entendre dans cette prise de rôle cet été à Munich.
Malheureusement, cette soirée de rêve a été ternie avec l'accompagnement guignolesque de l'Orchestre national de Belgique et de son Chef. Des morceaux orchestraux super connus devenus pénibles à écouter, ennuyeux sans saveur, secs, sans âme. Qui a eu cette l'idée de choisir cet orchestre et ce chef pour être à côté d'un tel chanteur ? Un chef qui croit que parce qu'on est jeune il faut absolument sauter avec des gestes encombrants. De plus, je pense qu'il n'a pas compris que ce n'est pas parce que le chanteur projette des notes élevées qu'il faut pousser l'orchestre avec des à-coups sonores déplacés. Jonas Kaufmann méritait bien mieux.
La soirée s'est achevée avec une ovation des plus passionnées à l'égard du ténor . Spectateurs debout avec des bravos tombant des étages comme des bouquets de fleurs. Voilà ce genre de soirée pour laquelle on a tendance à dire autour de soi, j'y étais !