C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ces réunions précèdent la session budgétaire du Conseil Régional d'Aquitaine qui doit avoir lieu le 14 décembre. Les interventions en faveur de l'agriculture sont ainsi appelées à être renforcées, mais Béatrice Gendreau n'en a pas moins remarqué "qu'il n'est pas certain qu'à l'avenir, avec la réforme fiscale annoncée, cela puisse continuer". Que ce soit en viticulture ou en production laitière, le soutien dont la forme reste à déterminer concernera les volets conjoncturels et structurels. En viticulture, il pourra s'agir d'incitation au regroupement, à l'organisation du marché, à la promotion collective, à la réduction des intrants, ou de soutien aux investissements.Un programme de promotion des vins dans les pays tiers est également en préparation avec l'APRA (Association Aquitaine de Promotion Agroalimentaire).
En ce qui concerne le lait, Alain Rousset a déclaré en ouvrant la conférence "qu'il n'est pas convenable de laisser perdurer une telle situation". Il a remarqué aussi à propos de la politique européenne "que ce sont les Etats qui conçoivent la politique agricole et non pas la Commission" avant de confirmer que la Région interviendra "comme partenaire, voire incitatrice". Pour l'Aquitaine l'enjeu est important car dans le cadre d'un scénario d'aggravation de la crise, de disparition des quotas, de libéralisation de la concurrence entre producteurs et entre pays, le sud-ouest peut perdre la production laitière avec de lourdes conséquences sur le tissu rural et l'emploi. La Région n'en veut pas moins amortir les effets de la crise, et élaborer avec la profession des objectifs à long terme, avec notamment l'encouragement à la production "bio". Il est à noter d'ailleurs que le Conseil Régional et la Chambre Régionale d'Agriculture vont travailler ensemble à l'élaboration d'un plan agricole aquitain.