L'agriculture girondine en quête de sécurité des revenus



L'agriculture girondine en quête de sécurité des revenus
"Perte des repères économiques et sociaux, sur-règlementation, dérégulation.... Comment sécuriser nos revenus?" Tel était le thème du rapport d'orientation de la FDSEA de la Gironde présenté au cours de l'assemblée générale de ce syndicat agricole à Portets (33). Un thème qui illustre bien les préoccupations des agriculteurs de ce département, en particulier les viticulteurs aux prises avec un marché stagnant et des attaques répétées contre le vin. Le président de la Fédération girondine, Denis Lurton, qui évoque l'histoire de sa famille et la sienne propre, clame son indignation lorsque l'on qualifie les viticulteurs "d'empoisonneurs".
Il était aussi demandé à l'économiste Pierre Delfaud (Université de Bordeaux IV) de décrypter la PAC (Politique Agricole Commune), et de dégager des pistes pour l'avenir. Sur la question du vin Pierre Delfaud a avoué ne pas détenir de solution miracle. Il faut selon lui tenir compte du fort développement de la la production dans le Bordelais au cours des 20 dernières années, et de ce que la baisse des prix des bordeaux n'a pas relancé le marché.
De son côté, le représentant de la FNSEA Jean-Bernard Bayard, a cependant estimé qu'il est temps de trouver des solutions d'organisation économique face aux cinq ou six centrales d'achat de la grande distribution Il a également été amené à répondre aux céréaliers qui ne sont pas satisfaits de la révision des aides de la PAC. Le représentant de la FNSEA a demandé un engagement plus fort de l'Etat et de l'Europe en faveur de l'agriculture. "Comment envisager, affirme de son côté le rapport d'orientation de la FDSEA de la Gironde, de conserver durablement des agriculteurs sur notre territoire si ce n'est en apportant une certaine garantie de rémunération à ceux qui exercent ce métier?"

plus que jamais nécessaire

L'agriculture girondine en quête de sécurité des revenus
Pierre Delfaud a estimé que l'Union Européenne va continuer à se connecter sur les marchés mondiaux, ce qui rend peu probable un retour aux système de protection et de garantie de la PAC d'origine. Mais il pense qu'il est nécessaire que l'on conserve "la capacité d'intervenir", les effets régulateurs du marché pouvant être globalement négatifs. Il n'en reste pas moins, souligne-t-il, que les agriculteurs vont devoir apprendre à vivre au rythme des variations de ce marché mondial. En dépit des incertitudes de l'heure, Pierre Delfaud, rejoignant l'analyse de nombreux experts, estime "que l'agriculture est plus nécessaire que jamais" au regard de l'augmentation de la population du globe et de la croissance de la demande alimentaire dans de nombreux pays (lire également sur Aqui.fr)
Vendredi 13 Mars 2009

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