. « L’installation » d’une voie routière ou ferroviaire a en effet un impact considérable sur l’espace et sur la terre –pour laquelle dernièrement les SAFER déploraient « l’artificialisation »- et sur les propriétés agricoles et sylvicoles. Le rôle de la SAFER est, bien sûr, d’organiser la compensation foncière. Mais sans qu’il y ait de miracle possible : on ne fabrique pas la terre en usine. Or, avec la LGV, à raison de 8 à 10 ha nécessaires au kilomètre, on estime l’impact dans le sud-ouest à 4 000 ha environ.
En clair la Safer Aquitaine-Atlantique se prépare, et elle est encouragée à cela. Mais elle n’est pas la seule concernée : ses semblables que sont la SOGAP (Garonne-Périgord) et GHL (Gascogne Haut-Languedoc) sont également sollicitéées, Pierre Pouget étant le coordonnateur de l’ensemble. Dans un premier temps il s’agit de mener une étude sur un périmètre de 5km autour du fuseau projeté de LGV. Le but est d’étudier dans cette zone les scénarios fonciers envisageables (nombre de propriétaires, intentions, disponibilité d’espace, prix, etc.).
La procédure envisagée est celle que les SAFER pratiquent régulièrement : constitution d’un stock de terres, remembrement, compensation des propriétaires touchés par l’opération publique. Dans le cas où il n’y a pas de terre disponible, ou si le propriétaire foncier refuse la compensation, c’est l’autorité publique qui est amenée à entamer une procédure d’expropriation.