Pascal Perri qui a quelque peu démythifié la notion de concurrence entre les grandes surfaces dont profiteraient des consommateurs, a pour sa part exprimé de propositions à retenir: il suggère l'interdiction de la spéculation sur les matières premières alimentaires ( "on ne joue pas avec un garde-manger) ainsi que la création d'un observatoire économique des marges doté d'un pouvoir immédiat de sanction. Cependant pour l'économiste la coopération est une solution intéressante, notamment pour répondre à la crise des importations alimentaires. Il suggère la création d'un véritable label des produits issus des coopératives, ainsi que d'une marque "France" à l'exportation. A ses yeux se pose cependant la question "de comment grandir?". Des unions avant des fusions. Mais se pencher sur la question des rapports avec les coopérateurs, donc "inventer de nouvelles gouvernances". Pour sa part Philippe Mangin tire la leçon de la "terrible année 2009", et déplore la méconnaissance de l'opinion à l'égard de l'agriculture et regrette que "personne de voie ne solutions moderne". La France devant présider le G20, il estime que c'est une occasion de faire progresser l'idée de stocks mondiaux alimentaires pour limiter la spéculation. La future PAC pour laquelle Coop de France rassemble des propositions dans un livre blanc "devra être capable de prévenir les crises", mais il ne faut pas espérer un retour aux anciens mécanismes.. Quant à la "contractualisation", point fort de la Loi de modernisation agricole actuellement en débat, "elle correspond aux fondements même de la coopération". Mais selon Philippe Mangin l'organisation économique doit être nettement renforcée en France. La coopération peut, estime-t-il, apporter le pouvoir économique aux paysans....
Christian Pees (Euralis), Michel Prugue (Maïsadour), Claude Baldi (Terres du Sud)-qui a posé avec Jean-Luc Capes la question de l'irrigation- Jean-Pierre Raynaud (président de la FRCAA) -qui a évoqué la dimension du mouvement coopératif en Aquitaine- sont intervenus dans le débat, tandis que Hervé Servat apportait le point de vue de l'administration, et laissait espérer une atténuation du restrictions à l'irrigation. Quant à Alain Rousset il assurait notamment que la région Aquitaine aiderait la création de retenues collinaires...