La filière foie gras alerte le gouvernement


La production peine à redémarrer.Pénurie de canetons, nouvelles contraintes et aides insuffisantes


Ph Paysud
Ph Paysud
Les représentants du CIFOG – l'Interprofession du foie gras – qui seront reçus jeudi par le ministre de l’agriculture, alertent le gouvernement sur les conditions difficiles de redémarrage de la production "et l’impérieuse nécessité de prendre en compte les spécificités de cette filière pour l’indemnisation financière des éleveurs et des entreprises".
Le CIFOG explique notamment dans un communiqué:
"La situation est aujourd’hui insoutenable pour certaines exploitations et entreprises qui ont traversé une période d’inactivité forcée allant pour certaines de 6 à 10 mois : plusieurs d’entre elles sont aujourd’hui en très grande difficulté financière.
Cette situation est aggravée par les lourds investissements nécessaires à la mise en œuvre des nouvelles règles de production et de biosécurité décidées par le Ministère de l’Agriculture. D’autre part, certaines exploitations spécialisées dans le gavage des canards n’ont toujours pas pu reprendre leur activité normale en raison du manque de disponibilité de canetons et du cycle d’élevage des canards qui nécessite 3 mois avant de passer à la phase d’engraissement.
Le CIFOG demande donc au gouvernement :
• De prendre en compte les pertes d’exploitation dans certains élevages qui n’ont pas pu reprendre leur activité. En effet, seules les pertes d’exploitation jusqu’au 29 mai, date de retour théorique des animaux dans les élevages, sont prises en compte à ce jour par les autorités. Or l’abattage préventif a décimé les troupeaux reproducteurs et créé une situation de pénurie de canetons. De ce fait, certains éleveurs n’ont pas pu remplir leur élevage et certains gaveurs ont du attendre septembre pour reprendre leur activité. Ce qui représente 3 à 4 mois de pertes supplémentaires non indemnisées à ce jour.
• De mettre en œuvre de toute urgence le plan d’accompagnement financier des entreprises de transformation les plus impactées par la précédente crise de 2016, tel que validé depuis le mois de juin par la Commission Européenne. De plus rien n’est encore prévu pour les pertes liées à la crise de 2017, alors que près de 7 000 salariés ont été mis en activité partielle pendant plus de 3 mois.

Pour mémoire : les pertes financières pour l’ensemble des maillons de la filière (accouvage, élevage, transformation) sont estimées à plus de 350 millions d’euros dans les quelques départements concernés : 50 millions d'euros pour l'accouvage, 31,4 millions pour le dépeuplement, 86 millions pour les pertes de production à l'amont et 180 millions d'euros pour l'aval.
D’autre part, s’ajoutent à ces pertes financières, les coûts induits par les règles de production qui exigent de nouveaux investissements, une baisse des densités d’animaux dans les exploitations impliquant une baisse de la production....
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Mardi 12 Septembre 2017

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