La pratique de l'irrigation en agriculture éveille de longue date l'ire des mouvements écologiques, et leurs critiques ont fini par imprégner la société, et ses représentants, c'est-à-dire un monde politique plus attentif à sa réélection qu'aux raisonnements rationnels. Ainsi, en des temps où l'économie n'était pas en pleine dissolution comme aujourd'hui, chacun y mit du sien: Bruxelles avec une "directive-cadre", puis Paris avec une loi sur l'eau conséquence de la précédente. L'affaire entraîne toutefois depuis le début des remous, et ce d'autant plus que des périodes de sécheresse ont fait croire que l'eau était devenue un bien rare et précieux, et qu'il fallait donc se le partager, ce qui revient à appliquer une forme de rationnement. Des freins à la consommation ont été instaurés par les taxations, l'installation de compteurs d'eau au bord des champs en agriculture, etc. Mais la question de l'eau est un peu comparable à celle du réchauffement climatique:il n'y a pas plus de pénurie d'eau en ce moment à travers le grand sud-ouest que de températures anormalement élevées. Pourtant la machine aveugle devant instaurer la taxe carbone est en route comme celle de l'application de la loi sur l'eau! Cette dernière inquiète en tout cas particulièrement les agriculteurs lot-et-garonnais qui sont les premiers irrigants du sud-ouest, suivis de près par leurs voisins landais. Mais il est vrai que ces derniers se sont eux-aussi préoccupés du sujet par la voix de Dominique Graciet, président de la chambre d'agriculture des Landes et de la chambre régionale d'Aquitaine.