"Nous voulons ensemble contribuer à la construction d'une politique de l'eau durable qui réponde aux besoins des territoires comme aux besoins des usagers d'aujourd'hui en pensant à ceux de demain, ce dans le respect de la ressource en tant que telle..." Cette phrase d'Alain Renard, vice-président du conseil général de la Gironde, qui accueillait, à Bordeaux, les acteurs de "Water and territories" souligne bien le caractère ambitieux de l'entreprise. Celle-ci, initiée par la politique environnementale de l'UE, est un projet européen de coopération transnationale qui concerne le zones sensibles de l'Europe en matière de ressources en eau, et qui est financé à 75% par des fonds communautaires , et à 25% par les partenaires. Ceux-ci sont le Grand sud de la France, l' Espagne, et le Portugal, et pour ce qui concerne notre pays, les départements de la Gironde, de l'Hérault, et la structure EPIDOR pour la Dordogne.
Terrains de 500m2 ? - L'opération, lancée en 2009, en est à ses conclusions avec l'élaboration d'un "Livre Vert" qui rassemble les études effectuées. Il sera suivi d'un "Livre Blanc" qui réunira les propositions issues de ce "projet Wat". Parmi les critères pris en compte par la partie diagnostic: revenu des usagers de l'eau, style d'habitations, résidences secondaires avec piscine, surface des parcelles.... Il en ressort que les consommations en eau varient beaucoup selon la catégorie, en particulier avec les surfaces de terrain. Ce qui a conduit Monique Pétard, vice-présidente du conseil général de l'Hérault , à souligner que les suggestions de Wat soient examinées en concertation dans les structures se rapportant à l'urbanisme et à la gestion de l'eau (PLU, SAGE,etc). Selon elle, on se dirige vers la "densification de l'habitat" et la surface de construction maximale devrait être limitée à 500m2. "Ce qui ne va pas dans le sens des souhaits des Héraultais qui rêvent d'espace et de piscine"!