De tels évènements pourraient sans doute être organisés ailleurs, à Paris, dans le Lubéron, ou sur la Côte d'Azur, et peut-être draineraient-ils plus largement ce que l'on appelle le grand public. Mais coupés de leurs racines, ils n'y revêtiraient ni la même vérité, ni le même charme.. On doit donc se féliciter que "l'école romantique", loin d'être moribonde, continue d'organiser des pèlerinages aux sources dans ce triangle d'or historique berrichon situé entre Nohant, La Châtre, Bourges et Châteauroux. Faut-il rappeler les liens existant entre la littérature et la musique, entre George Sand et Musset, entre la châtelaine de Nohant adepte du père du romantisme que fut Jean-Jacques Rousseau, et Frédéric Chopin, puis avec Franz Liszt?Tout cela est bien loin dira-t-on. Jugement rapide. Ne nous reste-t-il pas les belles pages immortelles de l'auteur de Lelia, celles de ses remarquables romans champêtres? Deux siècles après la naissance de ces génies, la musique des deux compositeurs n'a pas quant à elle pris une ride. Un rapeur doté de coeur peut-il demeurer de bois à l'écoute de la Grande Valse brillante ou de la Rhapsodie hongroise?Si la réponse et oui, alors il y a de quoi s'inquiéter!
Ainsi qu'on a pu le lire sur Paysud, les journées romantiques de Nohant, dont le directeur artistique est Jean-Yves Clément, connaissent un beau succès, et bénéficient du soutien ou de la participation de personnalités telles que Marie-Christine Barrault et Alain Duault. Les plus grands interprètes y participent au fil des années. En 2010 on fêtera avec un programme exceptionnel le bi-centenaire de la naissance de Frédéric Chopin qui est précédé de la parution d'un ouvrage que lui consacre aux Editions de la Renaissance, Jean-Yves Clément.