Dans le camp opposé la Fédération Française de la Pépinère Viticole qui vient de tenir son assemblée générale à Colmar - et bien que le monde viticole soit, jusqu'à présent, plutôt réservé quant à la manipulation des gènes- n'a pas apprécié le saccage des essais effectués dans cette région. Dans sa prise de position la FFPV évoque le "déplorable incident du 15 août" - la destruction, par 61 « faucheurs » d’une vigne expérimentale de l’INRA de Colmar comportant 70 plants de vignes OGM destinés à la recherche sur les maladies de la vigne." Et d'ajouter: "il va sans dire que la violence et l’inutilité de ce saccage ont soulevé consternation et incompréhension dans toute la profession".
Gilbert JENNY, président de la FFPV déclare « Nous dénonçons fermement la destruction de ces travaux de recherche qui étaient menés en concertation avec des commissions de viticulteurs (dont certains bios), les pouvoirs publics et la société civile et visaient, à un stade fondamental et dans un cadre transparent et maîtrisé, à tester des solutions pour lutter contre le virus du court noué, véritable fléau pour la viticulture française (il infecte 60 % du vignoble !). La recherche, d’une manière générale, est primordiale pour notre filière, et ce sont 7 ans de travail qui viennent d’être anéantis ! »
De son côté le David Amblevert, au nom du Syndicat Gironde Sud Ouest, avec l'approbation de l' ensemble de son bureau précise : « De par sa tradition viticole, la France reste une vitrine aux yeux de la viticulture mondiale. Avec de telles actions, l’image de la recherche fondamentale est ternie .Mais, plus grave, un pays sans recherche est un pays qui régresse face à la concurrence mondiale ! D’autant plus regrettable que c’est en France que se trouvent les meilleurs chercheurs au monde en matière génétique de la vigne…"
De toute évidence le débat n'est pas clos...