Les producteurs français ne veulent pas perdre la course de l'échalote face à la Hollande


Les Hollandais qualifieraient d'échalote ce qui n'est qu'un oignon


L'échalote traditonnelle... française (Document SN Echalote)
L'échalote traditonnelle... française (Document SN Echalote)
C'est une vieille affaire que l'on croyait oubliée. Mais il n'en est rien. Français et Hollandais n'ont pas la même vision sur ce qui est échalote et ce qui ne l'est pas. Selon "la Section Nationale Echalote" (France) la Hollande qualifie d'échalote, ce qui n'est qu'un oignon. Or, il est plus facile et plus productif de produire des oignons que l'authentique accompagnatrice de l'entrecôte bordelaise. Les producteurs français qui s'estiment victimes d'une concurrence déloyale, indiquent que leur part de marché a baissé de 30%.
  • L'HISTOIRE
Afin de confirmer la « contrefaçon », la Section Nationale Échalote avait fait procéder dès 2011 à des tests par le GEVES, organisme officiel indépendant d’expertises et d’analyses des variétés végétales et des semences. Fin 2013, les résultats ont confirmé que six des variétés produites par les néerlandais sont des oignons et non des échalotes. Victoire? Ce n'était pas aussi simple. En 2014, la Commission européenne devait demander de nouveaux tests : au GEVES pour la France et au NAKT3 pour les Pays Bas. Deux nouvelles années d'attente.

«  UNE MANIERE DETOURNEE DE GAGNER DU TEMPS »

Selon les producteurs français, le protocole précédemment établi serait maintenant applicable, et la France accepte de faire des concessions. "Mais les Pays-Bas refusent tout en bloc, seule compte leur propre définition totalement arbitraire de ce qu’est une échalote! Face au lobbying et à l’intransigeance des hollandais, l’OCVV Agence européenne des variétés végétales) ne tranche pas et propose un nouveau cycle de deux ans d’études. Un nouveau délai qui pourrait être préjudiciable pour bon nombre d’exploitations".
Hubert Le Nain, président de la Section, est plus direct:"face au lobbying hollandais, à ce jour l’OCVV, a décidé de ne pas sanctionner la multinationale en question mais commande une nouvelle étude avec le même protocole… Une manière détournée de gagner du temps et de ne pas prendre position.»
"Dans ce contexte, aucune inscription de nouvelle variété de semis d’ici la résolution du conflit ne doit être acceptée, ajoute la Section nationale Echalote. C’est à minima ce qu’exige la Section Nationale auprès des instances européennes, tant que la limite entre une échalote et un oignon ne sera pas validée et identique aussi bien en France qu’aux Pays Bas".
Jeudi 21 Avril 2016

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