Le président de la chambre d'agriculture de la Gironde, Bernard Artigue, au cours d'un tour d'horizon prononcé à l'occasion de la session qui se déroulait à Biganos, à deux pas de la papeterie de Facture, a évoqué les nuages qui s'accumulent sur les activités agricoles, viticoles, et sylvicoles dans le contexte de crise actuel. "Tous les secteurs, a t-il souligné, connaissent une dégradation de leur revenu. En lait, l'embellie a été de courte durée. En viticulture le résultat a été masqué par de très fortes disparités selon le type de production, et les demandes d'arrachage ont témoigné des difficultés persistantes dans certaines régions. Dans le Bordelais l'année a été marquée par une baisse de près de 40% des transactions".
Quant à la forêt de pins maritimes, elle a été décimée dans sa partie landaise et girondine par la tempête Klaus du 29 janvier. 40 millions de m3 de bois sont à terre, soit l'équivalent de sept ans de commercialisation en temps normal. Besoins et financements étant partout en berne, c'est toute la filière européenne du bois qui est en crise, comme l'indiquait le représentant de l'interprofession forestière, Yves Lesgourgues. Au point que les sylviculteurs en sont réduits à presque donner leur bois.
Alors que les professionnels réclamaient l'aide des pouvoirs publics sous forme d'indemnisation, c'est un système de soutien basé sur l'exploitation des bois qui leur est proposé. Avec, selon le sylviculteurs, des insuffisances de financement et beaucoup de retards.