Tandis que la France et l'Europe continuent de se prendre les pieds dans le fouillis des réglementations présentes et à venir des OGM, la Recherche et des entreprises de biotechnologies poursuivent leur chemin. Ainsi Monsanto, leader des biotechnologies dans le domaine végétal, annonce la conclusion d'un accord de licence avec la société française Cellectis. Comme quoi tout le tapage anti-OGM n'empêche pas, comme veulent le faire croire certains, des entreprises de travailler (sur une voie différente des transferts de gènes il est vrai). Cellectis est une startup qui est un essaimage de l'Institut Pasteur. Créée en 2000 , elle est spécialisée dans l’ingénierie du génome. Elle a développé une approche innovante : l’utilisation d’une nouvelle classe de « ciseaux moléculaires », les Méganucléases, enzymes capables de reconnaître, de fixer et de couper de façon hautement spécifique, une séquence d’ADN.
Monsanto explique:"Les méganucléases sont des ciseaux moléculaires qui peuvent être utilisés pour cibler spécifiquement un site unique dans le génome d’une cellule de plante, permettant ainsi une large gamme de modifications génomiques, dont par exemple l’empilement de gènes (gene stacking), la suppression d’un gène (knock-out) ou la modulation de la fonction de certains gènes pour obtenir de nouveaux traits.
" Selon l’accord signé, Monsanto aura accès à la propriété intellectuelle de Cellectis sur les méganucléases ainsi qu’à sa plateforme de production de méganucléases à façon."