Monsanto et la société française Cellestis cooopèrent dans la recherche des plantes de demain


Issue de l'Insitut Pasteur, Cellestis détient un savoir faire qui intéresse le leader mondial des biotechnologies en agriculture. L'accord qui vient d'être conclu devrait permettre des modifications génomiques plus précises, et booster l'avènement de plantes agricoles plus performantes


Le centre de recherche de Monsanto de Peyrehorade (Landes)
Le centre de recherche de Monsanto de Peyrehorade (Landes)
Tandis que la France et l'Europe continuent de se prendre les pieds dans le fouillis des réglementations présentes et à venir des OGM, la Recherche et des entreprises de biotechnologies poursuivent leur chemin. Ainsi Monsanto, leader des biotechnologies dans le domaine végétal, annonce la conclusion d'un accord de licence avec la société française Cellectis. Comme quoi tout le tapage anti-OGM n'empêche pas, comme veulent le faire croire certains, des entreprises de travailler (sur une voie différente des transferts de gènes il est vrai). Cellectis est une startup qui est un essaimage de l'Institut Pasteur. Créée en 2000 , elle est spécialisée dans l’ingénierie du génome. Elle a développé une approche innovante : l’utilisation d’une nouvelle classe de « ciseaux moléculaires », les Méganucléases, enzymes capables de reconnaître, de fixer et de couper de façon hautement spécifique, une séquence d’ADN.
Monsanto explique:"Les méganucléases sont des ciseaux moléculaires qui peuvent être utilisés pour cibler spécifiquement un site unique dans le génome d’une cellule de plante, permettant ainsi une large gamme de modifications génomiques, dont par exemple l’empilement de gènes (gene stacking), la suppression d’un gène (knock-out) ou la modulation de la fonction de certains gènes pour obtenir de nouveaux traits.
" Selon l’accord signé, Monsanto aura accès à la propriété intellectuelle de Cellectis sur les méganucléases ainsi qu’à sa plateforme de production de méganucléases à façon."

Les plantes de demain

Monsanto poursuit:"Cellectis recevra un droit d’entrée de 3 millions d’euros et, sous réserve d’approbation par l’Assemblée Générale Extraordinaire de Cellectis, Monsanto investira 1 million au capital de celle-ci. Cellectis recevra également des paiements pour le développement de chaque méganucléase, ainsi qu’à l’occasion d’échéances atteintes avec succès. Cellectis est en outre éligible à des redevances sur certains traits commercialisés par Monsanto.
« Etre capable de procéder à des modifications précises du génome devrait nous permettre de faire
avancer encore plus rapidement nos projets en R&D,» a déclaré Robert Fraley, Directeur de la Technologie chez Monsanto. « Cette technologie peut accélérer la diffusion vers les agriculteurs de notre portefeuille, toujours croissant, de traits agronomiques, sous la forme de produits multi-traits à valeur ajoutée ».
« Cet accord avec Monsanto, le leader de l’agriculture biotechnologique, devrait permettre à notre
technologie d’ingénierie génomique, fondée sur les méganucléases, d’être mise en œuvre pour développer la prochaine génération de plantes de qualité, » a déclaré André Choulika, Directeur Général dCellectis. Le nombre d’utilisateurs des méganucléases dans la biotechnologie végétale progresse. Cet accord confirme notre position de leader dans le domaine des modifications génomiques ciblées ».

Mercredi 2 Septembre 2009

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