Le rayonnement de l'institution s'étend lui-aussi. Le ballet et son directeur Charles Jude, sont très sollicités, et cela les conduit à Venise en Juillet. De son côté l'Orchestre, sous la direction d'Alain Antinoglu, va lui-aussi en juillet ( le 4 et le 7), affronter dans "l'arène" d'Orange, à la fois le poète Mistral et le mistral dans l'opéra "national" provençal qu'est Mireille. Kwamé Ryan y dirigera, lui, le 6 au même endroit, le Concerto no1 (Fazil Say au piano) et la Symphonie no6 pathétique de Tchaïkovski. Une autre nouveauté allant dans le sens de la politique gouvernementale de la culture qui tend au désengagement des pouvoirs publics au profit du mécénat, est l 'introduction d'un festival de piano sponsorisé par la BNP, avec de jeunes pianistes et Aldo Ciccolini. L'occasion de savourer du Liszt en cette année de bicentenaire.
Les amateurs d'opéras ne seront pas non plus déçus, même si, comme l'a dit Thierry Fouquet la place de Bordeaux ne peut aligner des milliers de dollars pour obtenir les plus grands noms. Mais cela ne lui empêche pas d'accueillir ceux et celles qui sont appelés à être les vedettes de demain. C'est ainsi que dans Carmen la moitié de la distribution revient à des lauréats du concours Placido Domingo. Cette Carmen (première le 24 septembre) bénéficiera d'une nouvelle lecture du metteur en scène, Jean Laffargue. Autres valeurs sûres à l'affiche: l'Italienne à Alger (dès le 21 janvier), et surtout Il Trovatore de Verdi (dès le 15 avril). Ainsi que l'indiquait Isabelle Masset, il s'agit d'une location à l'Opéra de Marseille présentée avec une double distribution. Autre grand moment annoncé: La Belle Hélène (dès le 20mai) de Jacques Offenbach avec Claude Schnitzler au pupitre, et la mise en scène d'un nouveau venu Frédéric Maragnani. Pièce historique aussi à mettre à notre agenda avec Atys de Jean-Baptiste Lully (16 juin).