POINT DE VUE/ Retraites: deux ou trois choses que l'on sait



L'espérance de vie a presque doublé, en France, en un siècle (source Institut National des Etudes Démographiques)
L'espérance de vie a presque doublé, en France, en un siècle (source Institut National des Etudes Démographiques)
L'avenir des retraites est un sujet trop important pour servir de pion dans le jeu politique qui traditionnellement oppose en France majorité et opposition. C'est bien connu:on est dans l'opposition, donc il ne faut rien approuver de ce qui vient d'en face. On l'a vu dans le passé, cela fonctionne de la même façon à droite qu'à gauche, ce qui ne renforce guère la crédibilité des divers partis. Un sondage IFOP fait pour Ouest-France indique d'ailleurs le scepticisme des Français quant aux propositions sur le sujet du Parti Socialiste. En gros, comme cela est apparu au cours des vifs échanges qui se sont produits à l'Assemblée Nationale, le projet du gouvernement qui prétend vouloir sauver la retraite par répartition repose sur un allongement de la durée de cotisations et sur le report à 62 ans de l'âge minimum de départ à la retraite. L'opposition annonce, elle, pouvoir maintenir les 60 ans par diverses taxations du capital. Cela a été moins dit, mais la hausse de cotisations patronales et salariales figure aussi dans le projet du PS. Eric Woerth se refuse, lui, à taxer le capital "pour préserver la compétitivité française", et répète que la plupart de nos pays voisins ont reculé l'âge de la retraite. Premier point où tout le monde devrait se retrouver:c'est que la France ne peut être la seule à ignorer les réalités, la principale étant que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter. On est en présence d'un effet mathématique dont il faut bien tenir compte. Il est en effet logique de maintenir le rapport actifs/retraités.

Et l'imagination...!

Cela dit un peu plus d'imagination sur le sujet serait la bienvenue. Ne serait-il pas plus simple de décréter des âges de départ à la retraite pour les catégories de profession, plutôt que mettre en place une usine à gaz comme elle est prévue par le gouvernement? Et pourquoi ne pas généraliser le départ à la carte? Et pourquoi, aussi, ne pas pénaliser les entreprises qui sombrent dans le jeunisme et fournissent les contingents de sans emploi de 50 ans et plus? Autre sujet pas abordé: le cas des entreprises très automatisées -et celles qui prennent des dispositions en ce sens,- avec l'unique objectif d'améliorer leurs résultats au profit de leurs actionnaires, et amputent leur nombre de salariés (sociétés d'autoroutes, grands magasins, etc). L'instauration d'une contribution spéciales aux retraites de celles-ci ne serait que justice. La TVA sociale parait-elle-aussi tombée aux oubliettes. Et, enfin au-delà de tout cela il y a la prospérité économique du pays qui est la base de tout. Or, sur ce point il n'est pas certain que la stratégie française soit actuellement la meilleure. Le laisser-faire s'est substitué à l'ardente obligation.

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Mardi 7 Septembre 2010

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