Pépinière viticole:le dispositif anti-flavescence préoccupe le syndicat girondin



Pendant le tour d'horizon de David Amblevert (ph Paysud)
Pendant le tour d'horizon de David Amblevert (ph Paysud)
Une vive inquiétude des professionnels s'est manifestée à propos du dispositif qui vise à prévenir la flavescence dorée au cours de l'assemblée générale du Syndicat des Pépiniéristes Viticulteurs de Gironde et du Sud-Ouest qui se déroulait à Beychac-et-Caillau (33). Il est question, en effet, de rendre obligatoire le traitement à l'eau chaude (censé détruire la bactérie) du matériel végétal, même pour celui qui ne comporte aucune trace de ce fléau qui entraîne dépérissement et mort des ceps. Les vignes abandonnées et les repousses sont également dans le collimateur de l'administration. Le traitement à l'eau chaude fait l'effet d'un serpent de mer pour les pépiniéristes qui, de longue date, mettent en doute son efficacité et soulignent ses inconvénients. On y voit comme un excès du principe de précaution qui pourrait mettre en difficulté des entreprises, et inciter ces dernières à délocaliser en des pays plus libéraux. On redoute aussi des coûts supplémentaires, ainsi que la concurrence des producteurs de plants étrangers moins soumis aux contraintes. Ambiance qui devait entraîner une vive mise au point du représentant de l'administration qui a souligné que rien n'est encore définitif, et que le dialogue reste ouvert. Et de rappeler qu'il s'agit de l'application d'un arrêté datant de 2013.
Le président du CIVB, Bernard Farges, devait pour sa part souligner l'intérêt de disposer d'une administration active sur le sujet car la maladie est très présente en Gironde. Le traitement à l'eau chaude a été intégré dans les cahiers des charges de certaines appellations. Le président du syndicat David Amblevert a estimé cependant que la flavescence place en situation d'état d'urgence certaines entreprises, et qu'il "convient de bâtir ensemble pour 2016 un dispositif de limitation du risque".
David Amblevert soulignait par ailleurs le besoin de rénover, voire d'adapter les plantations de vignes-mères avec pour objectif diversifier la gamme de clones, voire de les implanter en secteur indemne. Il suggérait ainsi d'en "délocaliser" en zones non viticole, proposition bien accueillie par le président de la chambre d'agriculture Bernard Artigue. Sur cette question des maladies de la vigne qui préoccupe autant les producteurs de plants que les viticulteurs, on notera aussi la mobilisation contre l'esca (l'usage de l'arséniate de soude est interdit) évoquée par le directeur de l'IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin) Jean-Pierre Van Ruyskensvelde., lequel a également estimé qu'il est nécessaire de renouveler les parcelles de vignes-mère de porte-greffe et de greffons.
A noter enfin que le syndicat girondin organisera le congrès national de la pépinière viticole, en Gironde, en 2016.
Mardi 8 Décembre 2015

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