Dernièrement la SAFER Aquitaine Atlantique a tenu sa troisième conférence départementale à Biganos. Depuis la loi d’orientation agricole de 1960, l’agriculture est le cœur de métier de la SAFER. Mais aujourd’hui, l’espace rural présente d’autres exigences et pour répondre aux nouvelles attentes, le plan d’activité de la société foncière se conjugue autour de trois axes majeurs : l’agriculture, l’aménagement du territoire et l’environnement. «Les nouvelles activités de la SAFER tendent vers un seul objectif : agir pour l’avenir des territoires ruraux» a expliqué le président Francis Massé en précisant aussitôt «pour autant, nous n’oublions pas nos fondamentaux Ces fondamentaux concernent tout d’abord, le marché foncier agricole. Si en Gironde, en 2009, le marché foncier rural a subi une régression aussi bien en surface (-23%) qu’en valeur (-19%), pour la première fois depuis de nombreuses années, les agriculteurs représentent plus de 50% des acquéreurs. Le marché agricole, ainsi que l’a indiqué Hervé Olivier directeur de la SAFER Gironde, a le mieux résisté en surface et en valeur.
Pour le marché viticole, après un premier semestre atone et en forte régression, la perspective d’une vendange de qualité a incité les acquéreurs à concrétiser leurs projets au cours de l’été. Ainsi, 1584 hectares ont été vendus pour un total de 109,3 millions d’euros. Le marché viticole girondin n’est cependant pas homogène. Certaines appellations telles que les communales en Médoc ou bien encore le Saint Emilionnais tirent leur épingle du jeu. A l’inverse, les Bordeaux Génériques mais aussi les Fronsac et Canon Fronsac subissent de plein fouet les aléas de la crise. Quant au Médoc, Libournais et Graves, ils affichent une certaine stabilisation après plusieurs années de baisse significative.