On le sait, le marché chinois est devenu le premier débouché à l'exportation pour les vins de Bordeaux, et sans ce dernier les difficultés de commercialisation seraient sans doute encore bien plus sensibles. Les Chinois manifestent incontestablement un penchant pour la vie à la française, et pour les produits alimentaires de notre pays, en particulier le vin. Grâce aux relations privilégiées instaurées entre la région et Wuhan, la présence des vins de Bordeaux et d'Aquitaine s'est notablement renforcée, en particulier dans cette province. Ainsi la chambre d'agriculture de la Gironde, avec son service vigne et vins, le concours de Bordeaux vins d'Aquitaine, et la région Aquitaine, viennent-ils de mettre l'accent -avec la participation des responsables d'Ubifrance- sur les perspectives offertes à la viticulture régionale et nationale.
Cela se passait à Villenave-d'Ornon, près de Bordeaux, dans un amphithéâtre trop étroit du nouvel ISVV (Institut des Sciences de la Vigne et du Vin). Il faut dire que le thème avait mobilisé au-delà des espérances, preuve de l'intérêt que portent les viticulteurs et les acteurs de la filière au marché chinois. En fait, on ne sait pas trop où vont les bouteilles exportées en Chine, mais il est certain que le débouché s'amplifie. Selon les indications apportées par les représentants d'Ubifrance, le vin français sert surtout de cadeaux, et il est offert à l'occasion d'évènements familiaux ou autres. Mais il est encore peu présent dans les restaurants. Statistiquement la consommation de vin des Chinois est passée en 3 ans de 0,4 à 0,83l par habitant. L'évolution rapide des salaires, elle-même favorisée par une progression du PIB de 15% par an (cela fait rêver, mais au fond l'économie chinoise ne gagne-t-elle pas ce que perd la nôtre?). Quoi qu'il en soit, la France détient 56% de la part de marché des vins importés par la Chine, soit une progression de 120% en un an.