Jusqu'où l'austérité dictée par la sacro-sainte défense de l'euro conduira-t-elle? Aux économies de bout de chandelle en tout cas. Ne voila-t-il pas en effet qu'après l'avoir encouragée par cette mesure, le gouvernement, à travers la loi de finances, réduit de 50% le crédit d'impôt accordé aux agriculteurs bios. La FNAB (Fédération Nationale de l'Agriculture biologique), Bio d'Aquitaine entre autres sont très mécontent. Alain Rousset monte lui-aussi au créneau. Bio d'Aquitaine qui reprend le communiqué national, commente sous le titre "l'agriculture bio encaisse un mauvais coup":
"Afin de faire des « économies », le gouvernement fait flèche de tout bois, s’attaquant aujourd’hui au crédit d’impôt pour l’agriculture biologique en le divisant par deux. Le projet de loi de finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de 4 000 à 2 000 € le montant du crédit d’impôt sur le revenu dont bénéficient les agriculteurs convertis à l’agriculture biologique. Une mesure drastique à l’échelle des fermes, sous couvert d’économie d’argent public, mais une économie globale somme toute bien dérisoire comparée aux autres pôles de financement prévu par le projet de loi.. Ce crédit d’impôt avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu. L’annonce du doublement de celui-ci avait été faite en fanfare à la suite du Grenelle de l’environnement. Elle n’aura pas été effective bien longtemps"