Le service vigne de la chambre d'agriculture de la Gironde et le Lycée Agricole et Viticole de Blanquefort ont eu l'heureuse initiative de consacrer une journée d'information au traitement écologique de ce sous-produit de la vigne sur le domaine de château Dillon. Outre la récupération des bois pour le commerce, il est possible de les consacrer à la production d'énergie après broyage.Cependant cela n'est pas si simple qu'il y parait à première vue: le produit écrasé en vert peut fermenter. De plus l'alimentation automatique des chaudières connait parfois des incidents de fonctionnement. Ce qui est certain c'est que la vieille coutume de brûler les sarments est remise en question car elle est écologiquement incorrecte.
En fait les techniciens et les chercheurs paraissent accorder plus d'intérêt à la restitution des sarments au sol. Des travaux ont été entrepris sur ce thème, dont certains ont été conduits en collaboration avec l'INRA. Il en ressort d'abord qu'il y a une utilité agronomique à rendre ce qui vient de la terre à la terre. Le sol, comme la vigne ont en effet besoin d'humus. De plus, transformé en matière organique, le sarment est un rétenteur des polluants et des pesticides. Or, un hectare de vigne peut donner de deux à quatre tonnes de bois de taille, et une donne de ces derniers, 170 kgs d'humus.