GRAIN SUR LE MAIS-Le maïs qui est un des piliers de l'agroalimentaire du sud-ouest fera-t-il doublement les frais de cette exceptionnelle sécheresse de printemps? La culture risque en effet dans certaines zones, d'être victime du manque d'eau, et par ailleurs subir les orientations politiques. Au cours de la réunion "de crise" organisée ce jour au conseil régional d'Aquitaine, à Bordeaux, la tendance écologiste de la région a saisi l'occasion de prôner une réorientation de l'agriculture régionale vers des systèmes et des productions moins exigeants en eau. Bernard Péré (Lot-et-Garonne) qui était aux côtés de Jean-Pierre Raynaud, vice-président chargé de l'agriculture, avec Monique Beynié (Landes) a insisté sur ce qui, à ses yeux, est un virage nécessaire. Pour lui il est possible de remplacer en partie ce maïs qui a besoin d'eau en été par d'autres productions- notamment le sorgho- et de revenir à des méthodes mieux adaptées de travail du sol. "Une réduction de 30% de la sole de maïs, a-t-il affirmé, aurait un effet très positif sur l'hydrologie."
Le président Alain Rousset semble suivre ce raisonnement des élus verts . Le communiqué officiel indique en effet: " Le Conseil régional d'Aquitaine, s'il est soucieux du soutien conjoncturel à apporter aux agriculteurs en cette période difficile, s'inscrit également dans le long terme avec une réflexion structurelle sur la réorientation des pratiques agricoles. Alain Rousset a ainsi rappelé qu' « il faut préparer l'avenir » et substituer de nouvelles méthodes aux « solutions du passé ». Appelant de ses voeux « un nouveau système de solidarité dans la profession et avec la collectivité », il a invité à mener une réflexion sur un nouveau modèle économique et social pour l'agriculture aquitaine. Dans ce cadre, la Région s'attacherait à mettre en oeuvre des aides directes aux agriculteurs victimes de la sécheresse"