Pour ce qui est du secteur agricole, les pertes sont actuellement chiffrées à 100 millions d'euros, soit une amputation de l'ordre de 20% du potentiel de production dans le domaine de l'élevage, surtout des volailles dans les Landes, et de celui des fruits et légumes. 800 pivots d'irrigation utilisés en maïsiculture sont endommagés, ainsi que 800 "marensines" (abris d'élevage des volailles sous label). En Lot-et-Garonne, 350 hectares de serres plastique ont été saccagés ou détruits, ainsi que 90% des séchoirs à tabac. Le président de la Chambre d'Agriculture Dominique Graciet, souligne qu'il y a urgence à trouver les moyens de remise en état de façon à permettre la production en 2009 "ce qui est aussi de l'intérêt des consommateurs".
Côté forêt, nous l'avons déjà écrit, on estime à 300 000 hectares les surfaces atteintes qui vont du littoral au département des Landes. L'impact de la tempête de 2009 est jugé deux fois plus lourd que celui de 1999: 40 à 50 millions de m3 au sol. 10 millions de m3 de grumes seraient à stocker, ce qui implique de trouver les emplacements et les moyens de conserver de bois. La sylviculture qui n'a pas accès au fonds des calamités agricoles sollicite l'aide de l'Etat et des collectivités. Alain Rousset a noté la bonne volonté de l'Etat, mais il rappelle qu' il en était de même en 1999-2000, mais que l'on a eu par la suite des difficultés.