La montagne aura-t-elle accouché d'une souris, ou les ingrédients du renouveau sont-ils réunis? Le fameux "plan bordeaux" attendu depuis des mois , et élaboré à l'initiative et dans le cadre du CIVB (Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux) a été dévoilé au cours de l'assemblée générale de cette instance qui est censée représenter l'ensemble des structures professionnelles. Ce plan qui devra être mis en oeuvre sous la houlette du nouveau président du CIVB Georges Haushalter (il représente le négoce; la présidence alterne avec les représentants de la production) est simplement baptisé "Bordeaux demain, la reconquête". A première vue ce programme, dont certaines facettes ne sont pas encore clairement définies, ne semble pas représenter le "big bang" que certains attendaient. Il ne semble pas en effet faire une priorité de la réduction du décalage entre le niveau de production -c'est-à-dire l'offre- et la demande imputable à l'explosion des plantations au cours des 30 dernières années. Dans son préambule, le projet constate à juste titre que "la marque bordeaux s'est abîmée" en perdant des parts de marché. Néanmoins "Bordeaux Demain " fait le pari que la filière peut, d’ici 5 à 8 ans, réaliser un chiffre d’affaires de 4,6 Mds€ et commercialiser 6,3 Mhl . Cela en axant son développement sur les marchés porteurs, principalement la Chine, les USA et le Royaume-Uni et en défendant ses bastions: France, Belgique, Allemagne.