Voyage dans la Provence couleur lavande

Une culture qui fait rêver mais qui se heurte au dépérissement de la lavande fine



Voyage dans la Provence couleur lavande
La plante est l'un des symboles de la nature provençale, et lorsqu'elle habille de son bleu violacé les champs à flanc de montagne, sur les plateaux, ou dans les étroites plaines, elle fait rêver le voyageur, le poète, ou l'artiste peintre. Quant à son parfum,il sort à pleine bouffée des distilleries, et flâne dans les rues des plus petits villages, dans les boutiques, élément essentiel des senteurs de la Provence. Les touristes ne quittent pas ce pays sans quelque échantillon, ou sans l'article souvenir à son effigie. Pendant ce temps les remorques tractées alimentent ces petits hauts fourneaux. A Nyons, comme on le verra dans notre vidéo, l'unité s'auto suffit sur le plan énergétique: les fagots de lavande ou de lavandin débarrassés de leur essence servent à chauffer les chaudières. Dans le Pays de Sault, à l'est de Carpentras, comme l'explique Guillaume Liardet (GAEC Aroma), ils sont une cinquantaine de producteurs. Surtout de lavandin. Car la plante la plus réputée, la lavande "fine", est victime d'un phénomène de dépérissement sous l'effet d'un virus transporté par les cicadelles, des insectes qui sévissent également dans les vignes (en répandant la flavescence dorée). En culture conventionnelle, on peut utiliser les insecticides. Ce n'est évidemment pas le cas en bio. Or, la famille Liardet a depuis longtemps opté pour ce mode de culture sur une exploitation de 78 hectares où on trouve 20 ha de lavande, 25 de lavandin, le reste étant consacré à d'autres plantes aromatiques.
Le Gaec Aroma est équipé de sa propre distillerie. Le pays dispose par ailleurs de deux autres unités.

De Sault à Nyons en août...

La culture lavandière qui fut un temps menacée de disparition, et qui a bénéficié d'un plan de relance, semble en dépit des problèmes culturaux, connaître un nouveau printemps. "On arrive à vivre avec beaucoup de travail ! "s'exclame Guillaume Liardet. Le dépérissement de la lavande fine pose problème aux producteurs bio. Leur espoir est cependant que la sélection arrive à trouver une variété résistante, mais les recherches n'ont pas encore abouti.
Selon l'ONIPPAM (Office National Interprofessionnel des Plantes à Parfum), en France, 1740 exploitations cultivaient le lavandin sur 16 274ha en 2000. La lavande fine, elle, ne concernait que 502 exploitations et 3850ha. Mais il est à noter que les deux plantes représentaient le gros des cultures de végétaux à parfum ou aromatiques.
L'huile essentielle extraite de la lavande ne semble pas manquer de débouchés. Elle est utilisée dans la fabrication des parfums, des cosmétiques, ainsi que dans "l'aromathérapie". Le lavandin fournit quant à lui plutôt l 'industrie des cosmétiques et celle des lessives. On prête également à l'essence de lavande des vertus calmantes ou cicatrisantes.
Mercredi 19 Août 2009

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