Autour de 44 000 hectares brûlés, 4,5 millions de m3 sinistrés,soit l'équivalent d'une année de production de la forêt du sud-ouest.
Les responsables du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest viennent de rappeler à Bordeaux ce triste bilan. Mais leur président, Nicolas Lafon, a estimé "que la forêt n'est pas coupable". Elle s'était en effet dotée des moyens de prévention et de protection n'écessaires. Mais son point faible c'est qu'il s'agit d'une forêt "ouverte" (au public). Les sylviculteurs, sans accuser, montrent du doigt la ciculation, les pique-niques, les barbecues. Pas question d'en faire une zone interdite, mais Jean-Jacques Héraud, vice-président, n'en estime pas moins nécessaire de fermer la forêt lors de certaines périodes.
Le monde de la forêt se montre un peu ébranlé, mais non pas désespéré, et une fois de plus, il entend la reconstruire. A cet effet des dispositions sont à prendre rapidement -avant le printemps- notamment pour éviter le risque sanitaire, et à cet effet, des aides sont nécessaires. Or, celle de l'Etat se fait attendre.
La nouvelle forêt devra-t-elle être élargie à de d'autres essences? Les sylviculteurs paraissent réservés à ce sujet et continuent à croire au pin maritime.
Les responsables du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest viennent de rappeler à Bordeaux ce triste bilan. Mais leur président, Nicolas Lafon, a estimé "que la forêt n'est pas coupable". Elle s'était en effet dotée des moyens de prévention et de protection n'écessaires. Mais son point faible c'est qu'il s'agit d'une forêt "ouverte" (au public). Les sylviculteurs, sans accuser, montrent du doigt la ciculation, les pique-niques, les barbecues. Pas question d'en faire une zone interdite, mais Jean-Jacques Héraud, vice-président, n'en estime pas moins nécessaire de fermer la forêt lors de certaines périodes.
Le monde de la forêt se montre un peu ébranlé, mais non pas désespéré, et une fois de plus, il entend la reconstruire. A cet effet des dispositions sont à prendre rapidement -avant le printemps- notamment pour éviter le risque sanitaire, et à cet effet, des aides sont nécessaires. Or, celle de l'Etat se fait attendre.
La nouvelle forêt devra-t-elle être élargie à de d'autres essences? Les sylviculteurs paraissent réservés à ce sujet et continuent à croire au pin maritime.
Les demandes exprimées à Morcenx
Communiqué:
Réuni en Assemblée générale le 18 septembre à Morcenx-la-Nouvelle autour du thème « Quel massif des Landes de Gascogne pour 2050 ? », le SYSSO a tiré les enseignements d’une année marquée par des incendies d’une ampleur exceptionnelle et par la menace croissante du nématode du pin.
Au 15 septembre, le bilan consolidé s’établissait à 43 692 hectares brûlés dans le massif. Deux nouveaux feux ont depuis parcouru environ 190 hectares à Labouheyre–Lüe, selon un premier bilan, et 98 hectares à Saint-Paul-en-Born : la saison des incendies n’est pas terminée.
Dans son rapport moral, Nicolas Lafon, président du SYSSO, a rappelé que les sylviculteurs et la forêt sont les premières victimes de ces incendies. Le Syndicat refuse que le pin maritime et la forêt de production soient désignés comme responsables des feux.
« Le sylviculteur n’est pas responsable de l’incendie. Il en est l’une des principales victimes. Et il en va de même pour la forêt. »
À l’issue de ses travaux, le SYSSO a adopté plusieurs voeux et résolutions. Il demande notamment à l’État :
• un retour d’expérience transparent et opérationnel sur les incendies de 2026 ;
• la pleine reconnaissance du modèle DFCI aquitain, du rôle des sylviculteurs et de l’engagement des bénévoles des ASA de DFCI dans la protection du massif ;
• l’application effective des obligations légales de débroussaillement (OLD), notamment le long desinfrastructures routières et électriques, avec uneorganisation collective à l’échelle communale sous la responsabilité du maire ;
• une aide exceptionnelle compensant le transport des bois hors d’Aquitaine, ainsi que le financementdu broyage sanitaire et la juste indemnisation des peuplements indemnes coupés pour créer deszones d’appui.
Plusieurs engagements pris après les incendies de 2022 restent à concrétiser, notamment sur ladisponibilité et le prépositionnement des moyens aériens au plus près du massif.
« Il faut maintenant passer des rapports aux actes, des annonces aux moyens et desbonnes intentions aux résultats. »
*Le SYSSO représente près de 6 000 adhérents pour 580 000 hectares cotisants sur 3 départements Gironde, Landes, Lot-et-Garonne.
Réuni en Assemblée générale le 18 septembre à Morcenx-la-Nouvelle autour du thème « Quel massif des Landes de Gascogne pour 2050 ? », le SYSSO a tiré les enseignements d’une année marquée par des incendies d’une ampleur exceptionnelle et par la menace croissante du nématode du pin.
Au 15 septembre, le bilan consolidé s’établissait à 43 692 hectares brûlés dans le massif. Deux nouveaux feux ont depuis parcouru environ 190 hectares à Labouheyre–Lüe, selon un premier bilan, et 98 hectares à Saint-Paul-en-Born : la saison des incendies n’est pas terminée.
Dans son rapport moral, Nicolas Lafon, président du SYSSO, a rappelé que les sylviculteurs et la forêt sont les premières victimes de ces incendies. Le Syndicat refuse que le pin maritime et la forêt de production soient désignés comme responsables des feux.
« Le sylviculteur n’est pas responsable de l’incendie. Il en est l’une des principales victimes. Et il en va de même pour la forêt. »
À l’issue de ses travaux, le SYSSO a adopté plusieurs voeux et résolutions. Il demande notamment à l’État :
• un retour d’expérience transparent et opérationnel sur les incendies de 2026 ;
• la pleine reconnaissance du modèle DFCI aquitain, du rôle des sylviculteurs et de l’engagement des bénévoles des ASA de DFCI dans la protection du massif ;
• l’application effective des obligations légales de débroussaillement (OLD), notamment le long desinfrastructures routières et électriques, avec uneorganisation collective à l’échelle communale sous la responsabilité du maire ;
• une aide exceptionnelle compensant le transport des bois hors d’Aquitaine, ainsi que le financementdu broyage sanitaire et la juste indemnisation des peuplements indemnes coupés pour créer deszones d’appui.
Plusieurs engagements pris après les incendies de 2022 restent à concrétiser, notamment sur ladisponibilité et le prépositionnement des moyens aériens au plus près du massif.
« Il faut maintenant passer des rapports aux actes, des annonces aux moyens et desbonnes intentions aux résultats. »
*Le SYSSO représente près de 6 000 adhérents pour 580 000 hectares cotisants sur 3 départements Gironde, Landes, Lot-et-Garonne.

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Les sylviculteurs envisagent des périodes de fermeture de la forêt



















