Alain Rousset et la grande région: "je ne confonds pas vitesse et précipitation"


A l'occasion des voeux à la presse le président de la grande région ALPC lève le voile sur les premiers axes de son programme. Et affirme ses différences


"Nous sommes à la manoeuvre"

Ph Paysud
Ph Paysud
En adressant ses voeux à la presse de la région ALPC Alain Rousset a dit qu'il a renoncé à la présidence de l'ARF (Association des Régions de France) pour "passer la main" et mieux se consacrer à cette grande région. Non sans avoir vérifié que les quelques journalistes attendus de Limoges et de Poitiers étaient bien au rendez-vous. Et reconnu que Bordeaux est à deux heures de la ville poitevine et à 2H 50 de la limousine. Dit son espoir aussi de pouvoir réduire ce temps de trajet dans un proche avenir.
En ce début d'année on a donc découvert un nouveau Alain Rousset, un président plus éloigné des dossiers de l'ancienne Aquitaine qu'il portait jusque là avec détermination. Bien que confiant dans la réussite de sa charge, il se montre conscient du pari devant lequel il se trouve, et de la difficulté qu'il y aura à trouver des dénominateurs communs entre le marais poitevin, les fougères du Limousin et les pins des Landes pour ne prendre que quelques exemples. Des phrases telles que celle-ci sont sorties de la bouche du président: "ce n'est pas aussi simple qu'il y parait". "Ce n'est pas si évident que ça" (pour les services)". Mais il demeure confiant:"ça roule. Je ne confonds pas vitesse et précipitation. Nous sommes à la manoeuvre".
La première difficulté est l'harmonisation des politiques des trois anciennes régions.
  • DES VIOLONS A ACCORDER
Il y aussi la question du partage des compétences entre la grande région et les 12 départements. Alain Rousset n'a pas voulu s'avancer avant une réunion qui doit avoir lieu avec ces 12 présidents. Il n'a pas caché qu'il s'agit d'y voir plus clair en matière de budgets. Répondant à une question il affirmait, se référant la crise actuelle, "il convient, par exemple, de savoir ce que feront les départements sur la grippe aviaire". Or, en Gironde, le président socialiste du département, Jean-Luc Gleyze déclarait, voici quelques jours, que le département ne peut intervenir. On le voit, il y a encore beaucoup à faire pour accorder les violons. Mais le président veut imposer ("mais que l'on ne me considère pas comme le patron des départements") "coordination et cohérence" principe qui va s'appliquer à la politique de l'eau et à la fusion des agences économiques "ce qui anticipera de la fusion des autres". Un seul Comité Régional du Tourisme est également prévu.

Macron ne le comprend pas

Alain Rousset prévoit un premier programme en quatre temps:
-réunion des entreprises de sous-traitance de l'aéronautique de façon à améliorer leurs réponses aux besoins des grands groupes;
-regroupement de tout ce qui concerne les énergies renouvelables en vue de la création d'un pôle de compétitivité " transition énergétique";
-expansion de la démarche "usine du futur" qui connait un grand succès, avec la perspective ce 600 usines participantes;
-initiatives en matière de d'éducation et de formation de façon à prévenir "échec et décrochage".
Le président de la grande région a aussi fait écouter sa différence en regrettant que les solutions qu'il préconise de longue date en matière économique et d'emploi ne soient guère prises en compte, en particulier en ce qui concerne les PME, "les seules à créer de l'emploi". "Or, une PME est cinq fois plus aidée en Allemagne qu'en France." Il suggère pour mieux les encourager de régionaliser la BPI (Banque Publique d'Investissement). S'il n'obtient pas gain de cause la grande région mettra en place un Fonds d'investissement régional en collaboration avec des grands groupes. Alain Rousset a dit avoir fait part de ces pistes au ministre de l'Economie "mais,a-t-il, ajouté, il n'a pas répondu à ma question". Il doit encore tenter de convaincre Emmanuel Macron.
Autre différence, si ce n'est différend- cette fois d'ordre national- avec le Président de la République:la question de la déchéance de nationalité:il n'est pas sûr de la voter.
"L'important, c'est le nombre de gendarmes sur les routes, le travail du renseignement. Il s'agit d'écouter ce que disent les spécialistes".
Gilbert Garrouty
Vendredi 29 Janvier 2016

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